Affaire Akponna : un avocat proche de l’opposition réagit à la sortie médiatique du porte-parole et au limogeage de l’ex-ministre

L’affaire de détournement présumé de milliards de francs CFA au ministère de l’énergie, de l’eau et des mines, fonds destinés à la fourniture d’électricité et..

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L’affaire de détournement présumé de milliards de francs CFA au ministère de l’énergie, de l’eau et des mines, fonds destinés à la fourniture d’électricité et d’eau potable aux populations, continue de susciter des réactions. Sur le plateau de ESAE TV, Maître Renaud Agbodjo a réagi sur les propos tenus par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji qui a opiné sur le nébuleux dossier.

En effet, quelques heures après le limogeage de l’ex-ministre Paulin Akponna, Wilfried Léandre Houngbédji a pris la parole. Il a expliqué qu’à aucun moment, Paulin Akponna n’a informé le gouvernement de ce qu’il y aurait eu des magouilles financières au niveau du ministère de l’énergie, de l’eau et des mines. Une attitude déplorable qui dénote d’un manque de « solidarité gouvernementale ». Plus loin, il a indiqué que les déclarations du militant BR s’apparentent à une guerre de leadership pour faire ombrage à des éventualités de positionnement pour les élections à venir, et annonce que l’ancien ministre Paulin Akponna doit très prochainement fournir des preuves de ses révélations à la justice. Pour Maître Renaud Agbodjo, le limogeage suivi de la réaction du porte-parole du gouvernement constituent clairement « une tentative de noyer le poisson ». « On met l’ancien ministre dans l’impossibilité de produire des preuves, si preuves il y avait au ministère, et on lui demande de répondre à la justice », déploré l’avocat béninois proche de l’opposition. « Le gouvernement doit aller loin » Selon l’homme de droit, « Monsieur Akponna est un sachant. C’est un expert-comptable. Il a exercé la fonction de ministre de l’eau et de l’énergie pendant au moins six mois. Il a eu le temps de prendre connaissance des dossiers qui sont sous son département. Donc, on peut à priori, de bonne foi et à juste titre, dire qu’il n’a pas parlé ex-nihilo et c’est parce qu’il a vu des choses. Il ne peut pas avoir de fumée sans feu dès lors qu’un sachant du domaine affirme qu’il y a siphonnage. Les preuves, il doit les trouver où lorsqu’il n’est plus ministre », a-t-il fait savoir. De facto, explique-t-il, les déclarations de M. Akponna doivent amener le gouvernement à ouvrir une enquête ou enclencher un audit au ministère de l’énergie, de l’eau et des mines, en vue de confirmer ou infirmer les faits. « Commanditer un Audit ne veut pas forcément dire que l’accusation est fondée. L’accusation peut ne pas l’être, ce qui renforcera la qualité de la gouvernance du régime en place. Ne pas le faire pourrait envenimer la suspicion selon que l’on cherche à cacher quelque chose » a-t-il conclu. Pour rappel, le principal parti d’opposition Les Démocrates (LD) avait également, lors d’une conférence de presse à Cotonou, exigé l’ouverture d’un enquête parlementaire pour éclairer les déclarations de l’ex-ministre Paulin Akponna.

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