Le nouvel ouvrage de la journaliste Angela Kpeidja, une thérapie contre les cas de viol et le harcèlement sexuel a été l’objet d’une conférence-débat au Centre Africain des Créateurs Ken Bugul de Porto-Novo, le 8 février 2024.
Intitulé « À l’encre de nos silences », le livre est une série de témoignages de jeunes filles et de femmes victimes de viol et de harcèlement sexuel. Il a été accueilli par un public massivement mobilisé ce 8 février 2024 à Porto-Novo. Durant trois heures, Angela Kpeidja et son hôte, Florent Couao-Zotti, Responsable du Centre Ken Bugul, ont partagé avec leurs invités, l’histoire et les anecdotes qui meublent la publication. S’appuyant sur son propre exemple, Angela Kpeidja ne doute pas de la solution que son ouvrage peut offrir aux lecteurs. « Depuis que j’ai mis les mots sur ce qui m’est arrivé à travers le livre « Bris de silence », ma douleur s’est amoindrie. Ce n’est pas seulement moi qui parle dans le nouveau livre « À l’encre de nos silences », poursuit-elle. Compte tenu de ma position de présidente de l’ONG « N’aie pas peur », les victimes viennent se plaindre à moi. Et j’en ai profité pour raconter leurs histoires dans le livre. La raison, c’est pour leur permettre également de s’offrir une thérapie susceptible de les guérir. « À l’encre de nos silences » est coécrit par le bédéiste Jacob Djossou, qui dépeint la peine des jeunes filles et des femmes victimes de viol et de harcèlement sexuel dans leur lieu de travail. Une façon d’accompagner la militante de la cause des femmes en milieu professionnel et par ricochet, inciter le grand public à découvrir le contenu de cette sortie livresque. Car, Comme le dit Jacob Djossou : « Nous n’aimons pas lire, mais nous aimons les bandes dessinées. » L’activité de Porto-Novo a également été un grand moment de déclarations de soutien et de témoignages. « La personne qui s’est levée pour dénoncer une situation doit être accompagnée », selon la Secrétaire Générale de l’ONG « N’aie pas peur », Sandra Adjaho, pour justifier son engagement aux côtés d’Angela Kpeidja. « Je suis allée spécialement la voir pour lui dire : je te soutiens », informe-t-elle. C’est un combat qui mérite d’être absolument soutenu, renchérit Charlemagne Yankoty, le maire de la ville de Porto-Novo. Selon lui, « nous avons tous des jeunes filles à la maison qui pourraient être les prochaines proies des bourreaux, si le mal n’est pas guéri à sa racine ». L’accompagnement de ce combat est aussi la raison de la tenue de cette conférence-débat. Le numéro 1 du Centre Africain des Créateurs Ken Bugul est en effet, un fidèle soutien de la lutte qu’Angela Kpeidja mène depuis peu. L’écrivain Florent Couao-Zotti est admiratif de la plume de la Chef du service web de la Société de Radio Télévision du Bénin n(SRTB). « Elle s’est si bien séparée les faits du commentaire, comme l’enseigne son métier », constate Florent Couao-Zotti, également conseiller technique au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Le livre « À l’encre de nos silences », est disponible dans les librairies depuis décembre 2024.















