La condamnation à 20 ans de réclusion criminelle de Olivier Boko et Oswald Homéky, reconnus coupables de complot contre l’autorité de l’État et corruption d’agent public, continue de susciter des réactions. La dernière en date est celle de Janvier Yahouédéou, ministre conseiller du Chef de l’Etat.
Le Coordonnateur des ministres conseillers s’est exprimé sur la question lors d’une émission sur la télévision nationale ce dimanche. Il a émis un avis contraire à la position des personnes qui estiment que la peine prononcée par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) est sévère. Selon Janvier Yahouédéou, le verdict de la juridiction spéciale est trop clémente au regard de la gravité des faits. « …Vous savez que si ce coup d’État avait marché, que Patrice Talon serait assassiné. C’est obligatoire parce que le coup d’État aurait été organisé et c’est le président, le commandant de la garde républicaine qui aurait pris le pouvoir. Si le chef de l’État survivait, mais le chef d’État-major des armées, qui est le commandant de eux tous, va réagir. Il va réagir et va s’en sortir si le chef de l’État est vivant. Donc, ce qui est arrivé, c’est d’une monstruosité rare. Et je trouve même que 20 ans, c’est peu », a-t-il. Cette sortie de l’ancien député de la 24è circonscription électorale relance le débat sur cette affaire sensible dans l’opinion nationale. Les parents et partisans de Olivier Boko, ancien ami très proche de Patrice et de Oswald Homéky, ancien ministre des sports ne vont certainement pas apprécier cet avis de Janvier Yahouédéou sur la décision de la CRIET.















