Au Bénin, des responsables de la direction des examens et concours (DEC), sont poursuivis pour rançonnement et trafic d’influence devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Suite à des informations solides, selon le porte-parole de la Police républicaine, le commissaire major Éric Orou Yérima, une enquête a été ouverte après des informations liées au rançonnement présumé à la DEC. Cette enquête qui, en effet, n’a pas été finalisée, a toutefois permis de constater des retenues présumées sur des primes des enseignants supervisuers, victimes d’une supercherie lors de l’examen du CEP 2026.
Plus grave, des investigations auraient révélé un système mis en place et qui consisterait, à la répartition de quotas entre plusieurs chefs service. Au nombre de dix, ces chefs service concernés auraient chacun disposé de cinq places pour faire désigner des personnes de leur entourage, enseignantes ou non, comme superviseurs, lors des examens du CEP ; toute chose contraire à la norme établie.
Ainsi, des coupes sombres sont opérées sur les primes évaluées à 200 000 F CFA, il ne restait plus que 40 000 F CFA reversés aux bénéficiaires. Il s’agit d’un système qui aurait fonctionné pendant plusieurs années. Et le chef du secrétariat de la Direction des examens et concours est présenté comme la cheville ouvrière de cette mafia mise en place. Il aurait agi en complicité avec plusieurs chefs service de la même direction. Selon les enquêteurs, des menaces punitives d’affectation auraient été proférées contre certains enseignants qui refuseraient de céder ou de verser ces commissions occultes. Les mises en cause bénéficient d’une présomption d’innocence mais l’un d’entre eux est d’ores et déjà placé en détention provisoire et les sept (07) autres poursuivis sans mandat.











