A quelques mois du dépôt des dossiers de candidature pour l’élection présidentielle de 2026, les voix ont commencé à s’élever au sein de certains partis politiques et ce, dans le cadre de l’organisation des primaires quant à la désignation des duos. C’est le cas au parti « Les Démocrates », où un membre fondateur, Nourou-Dine Saka Saley en l’occurrence, souhaite la transparence lors des primaires pour la désignation des candidats au sein de sa formation politique.
A la faveur d’un entretien diffusé sur Radio Capp Fm le 3 mai 2025, et rapportée par 24heure au Bénin, Nourou-dine Saka Saley, juriste d’affaires souhaite que la désignation des candidats de sa formation politique à l’élection présidentielle de 2026 soit faite dans la transparence, et l’objectivité. Pour lui, « si les conditions sont objectives, où chacun sait que, par exemple, qu’ [un candidat] Wilfrid a surpassé les autres de manière loyale, je serais le premier à le féliciter et à l’accompagner ». Cette exigence de transparence, dit-il, vise à éviter une « mascarade » qui, selon lui, risquerait de fragiliser la crédibilité du parti. Il a exprimé son opposition à un choix opaque de leurs candidats, qui pourrait le conduire à refuser de « servir de caution » à un processus biaisé. Le juriste, connu pour son franc-parler, traduit une préoccupation partagée par nombre de militants : la nécessité des primaires inclusives pour garantir l’unité et mobiliser les électeurs. Revenant sur l’élection présidentielle de 2021, il a déclaré qu’il s’est retiré volontairement au profit de Reckya Madougou et Eric Houndété. Il a estimé que ces figures étaient mieux placées à l’époque. Pour l’élection présidentielle de 2026, il suggère de reconduire Réckya Madougou comme candidate, malgré que cette dernière se trouve en prison. « Par pur coup politique, Les Démocrates devrait la reconduire, même en prison, car c’est au nom du parti qu’elle s’est retrouvée là », affirme-t-il, citant l’exemple du maire d’Istanbul, plébiscité malgré son incarcération. Saka Saley voit dans sa candidature potentielle comme un moyen de renforcer la « solidarité » et la « cohésion », tout en défiant le narratif du pouvoir. Or, Reckya Madougou est condamnée, en 2021, à 20 ans de prison pour des accusations de financement du terrorisme. Nourou-Dine Saka Saley, âgé de 45 ans, lorgne lui aussi le fauteuil présidentiel. . « Ceux qui m’appellent à être candidat, je les écoute », affirme-t-il, tout en précisant que sa priorité est la clarté du processus. Son choix porté sur Reckya Madougou en prison, est selon certaines indiscrétions, à l’antipode du souhait des militants qui voient Éric Houndété, Vice-président du parti, et d’autres cadres, porte-flambeaux de LD. L’appel de Saka Saley à un choix « le plus transparent possible » s’inscrit dans un contexte politique tendu. Les récentes déclarations du porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, sur un prétendu « plan de déstabilisation », orchestré par des acteurs internes et externes ne laissent personne indifférent. Dans ce climat, dit-il, des primaires objectives pourraient servir à désamorcer les critiques internes et à projeter une image d’unité.













