Vingt-cinq années de prison requises contre l’opposant Succès Masra, ancien Premier ministre du Tchad

Au cours de son procès à N’Djamena, vendredi 8 août 2025, le procureur général a requis vingt-cinq ans de prison contre l’opposanr Succès Masra. Poursuivi pour « incitation à la haine, à la révolte, constitution et complicité de bandes armées, complicité d’assassinat, incendie volontaire et profanation de sépultures », il risque gros. « La condamnation…

1 minute

Temps de lecture

Au cours de son procès à N’Djamena, vendredi 8 août 2025, le procureur général a requis vingt-cinq ans de prison contre l’opposanr Succès Masra. Poursuivi pour « incitation à la haine, à la révolte, constitution et complicité de bandes armées, complicité d’assassinat, incendie volontaire et profanation de sépultures », il risque gros.

« La condamnation à vie étant exclue, nous demandons vingt-cinq ans de prison ferme pour Masra et ses coaccusés », a déclaré Louapambe Mahouli Bruno, procureur général lors du procès de l’opposant tchadien. D’une part, le procès concerne près de 70 hommes accusés d’avoir participé à un massacre sanglant le 14 mai et Succès Masra, opposant tchadien et ancien Premier ministre d’autre part.. Succès Masra interpellé le 16 mai, est le chef du parti d’opposition Les Transformateurs. Il est jugé pour « incitation à la haine, à la révolte, constitution et complicité de bandes armées, complicité d’assassinat, incendie volontaire et profanation de sépultures ». Le 14 mai, 42 personnes, « majoritairement des femmes et des enfants », avaient été tuées à Mandakao, dans la région du Logone occidental (sud-ouest du Tchad), selon la justice tchadienne qui accuse Succès Masra d’avoir provoqué ce massacre. Comme preuve, un message audio, qui date de 2023 est exhibé contre lui. Selon une traduction française du message en langue ngambaye, il est dit : « Apprenons-nous les uns et les autres à utiliser une arme à feu. Que ce soit fille ou garçon, que ce soit homme ou femme […] soyons tous des boucliers protecteurs. » Pour la défense, l’audio exhibé est devenu caduque du fait de l’amnistie de 2023 et qui a facilité le retour de l’opposant, aujourd’hui en prison.

Documents joints

À propos de l'auteur