Urgences vitales au Bénin : « les patients bénéficiaires peinent à solder »

Annoncée en Conseil des ministres du 03 juin 2026, la mesure relative à la prise en charge systématique des urgences vitales dans les hôpitaux publics du Bénin, est entrée dans sa phase d’application concrète. Mais des défis persistent encore, en ce qui concerne notamment le recouvrement des frais de soins. En tournée dans le département…

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Annoncée en Conseil des ministres du 03 juin 2026, la mesure relative à la prise en charge systématique des urgences vitales dans les hôpitaux publics du Bénin, est entrée dans sa phase d’application concrète. Mais des défis persistent encore, en ce qui concerne notamment le recouvrement des frais de soins.

En tournée dans le département du Mono, mardi 03 novembre 2026, Jeanne Adanbiokou Akakpo, Coordonnatrice des ministres conseillers du président de la République, Romuald Wadagni, a alerté sur le sujet. Selon elle, de nombreux de patients, après avoir bénéficié des soins, peinent à s’acquitter des frais de prise en charge.

Si le constat est d’ordre général, le cas du département du Mono est particulièrement préoccupant. Selon les statistiques, le Mono ne paie pas comme cela se doit. « L’affichage montre que sur les urgences vitales, le Mono tient la queue sur le recouvrement », a déclaré la Coordonnatrice des ministres conseillers, Jeanne Adanbiokou, lors de sa prise de parole dans la commune de Bopa.

Dans son intervention, la cheffe délégation du Collège des ministres conseillers confie avoir décidé d’aller au contact des populations à la suite d’une alerte du ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin. Laquelle ciblait plusieurs départements du pays dont celui du Mono. « Nous sommes là pour échanger avec tous les participants à cette séance, sur les urgences, les informations à adresser à nos communautés, pour que l’affichage du Mono soit renversé », a-t-elle précisé.

« On soigne d’abord »

Pour rappel, l’exécutif et son Chef avaient annoncé en juin 2026, le déblocage d’une somme d’un milliard de francs CFA au profit des hôpitaux publics. Ce montant devait servir à accompagner les centres de santé publics dans la constitution de stocks d’intrants nécessaires à la mise en œuvre de la prise en charge systématique des urgences vitales.

L’opération couvre l’ensemble du territoire national. Elle prend en compte la prise en charge de manière diligente et sans conditionnalité préalable, de tout patient dont le pronostic vital serait engagé.

Il s’agit en effet de l’une des promesses de campagne du président Romuald Wadagni. Au moment de présenter son projet de société en mars 2026, le successeur de Patrice Talon a annoncé une réforme du fonctionnement des structures hospitalières en cas d’urgence vitale. Il prévoit la suppression de toute exigence de paiement préalable avant la prise en charge des patients.

« Désormais, de façon systématique, automatique, pour les urgences vitales, on vous soigne d’abord », a-t-il déclaré. Cette mesure vise, selon lui, à mettre fin aux situations où des patients doivent accomplir des formalités administratives ou mobiliser des ressources financières avant d’accéder aux soins.

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