Au Bénin, la mesure gouvernementale de prise en charge systématique des urgences vitales a pris corps sur toute l’étendue du territoire national. Pour s’en convaincre, le ministre de la santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin, a effectué une descente les 26 et 27 août 2026 dans certains hôpitaux et centres de santé du nord, du centre et du sud du pays.
Une dizaine de centres de santé du Bénin ont récemment reçu la visite du ministre de la santé Benjamin Hounkpatin. La descente intervient plus de deux mois après que le gouvernement a décidé, en Conseil des ministres du 02 juin 2026, de prendre en charge systématiquement les urgences vitales, dans toutes les formations sanitaires du pays.
En deux jours, Benjamin Hounkpatin a parcouru au total sept centres de santé, à savoir le Centre Hospitalier Universitaire Départemental (CHUD) du Borgou, le Centre de prise en charge des épidémies (CTE) de Parakou, le Centre de santé de Tchatchou, l’hôpital Saint Martin de Papané dans la commune de Tchaourou, l’Hôpital de zone de Savè-Ouèssè, le Centre hospitalier départemental du Zou, et l’hôpital de zone d’Allada-Toffo-Zè.
Au Centre Hospitalier Universitaire Départemental (CHUD) du Borgou, le ministre de la santé a échangé avec le personnel médical sur la nécessité de redessiner profondément l’hôpital pour en faire une référence en matière d’offre de soins. La visite a permis de parcourir tous les compartiments et d’identifier des aménagements possibles. La discussion s’est poursuivie sur le site de l’école de formation médico-sociale, jugée éligible au projet.
Avec le personnel du CHUD Borgou, le ministre a fait le point sur la prise en charge des urgences vitales. Selon le Directeur Général, le Pr Didier ADEDEMI, les résultats sont encourageants malgré deux défis : l’identification de certains patients et le recouvrement des coûts.
Pour rappel, la mesure de prise en charge des urgences vitales ne signifie pas la gratuité totale des soins. A travers une note de service en date du 09 juin 2026, Benjamin Hounkpatin avait précisé que les coûts liés aux examens, médicaments, produits sanguins et autres actes médicaux réalisés dans le cadre de l’urgence vitale seront facturés après la prise en charge du patient. Le recouvrement pourra être effectué auprès du patient, de son accompagnant, de son organisme assureur ou de tout autre mécanisme de couverture sanitaire.
A chaque étape de son périple, le Ministre de la santé a exhorté le personnel soignant au respect des mesures d’hygiène et à la veille permanente en vue de sécuriser les recettes des structures de santé. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à doter les hôpitaux d’équipements nécessaires afin de poursuivre les efforts constants d’amélioration de l’offre de soins.











