Le Gouvernement béninois a pris les premiers actes pour l’avancement au 12e échelon dans la fonction publique. Pour cela, le paiement des rappels débutera dès septembre prochain, selon le calendrier d’apurement des arriérés.
En effet, réunis en conseil des ministres le mercredi 1er juillet dernier, le gouvernement a autorisé l’avancement au 12è échelon dans la fonction publique pour les agents de l’État qui remplissent les conditions d’ancienneté et de mérite.
Dans cette grille, la mesure concerne 1 110 agents en attente de régularisation mais elle permettra par ailleurs de réviser la situation de certains retraités.
Pour ces milliers de fonctionnaires béninois, la décision du Conseil des ministres est l’aboutissement d’une longue attente. Car, ces 1 110 agents publics, au 31 décembre 2025, étaient toujours bloqués au 11è échelon alors qu’ils remplissent les conditions nécessaires pour accéder au niveau supérieur dans leur carrière.
Il s’agit ni plus ni moins d’une mesure sociale pour les travailleurs concernés. Cet avancement symbolise dans l’administration, plusieurs années de sacrifices au service de l’Etat, et également un changement de position sur une grille.
Nombre d’entre les fonctionnaires concernés, approchaient certains, l’âge de la retraite, d’autres déjà admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
C’est pour cette raison que la décision gouvernementale vient donc corriger une injustice qui a longtemps duré.
La réforme de la Fonction publique engagée et suivie de l’adoption du Statut général des agents de l’État, a été le déclic de cette situation.
Ce qui change désormais
Pour s’en convaincre, la réforme a profondément modifié l’architecture des carrières tout en faisant passer le nombre d’échelons de douze à quinze. Comme but visé, moderniser la gestion des ressources humaines, afin de rendre les parcours professionnels plus progressifs, pour en retour, valoriser autrement l’expérience acquise au fil des ans dans la fonction publique.
Ceci a induit une transition sous le régime défunt, parce que l’accès au 12è échelon, relevait d’un avancement de grade accordé au mérite et au choix. Et, devient un échelon à part entière, selon des critères plus objectifs liés à l’ancienneté et à l’évaluation professionnelle, à l’avènement de la restructuration des carrières.
Toutefois, la mise en œuvre complète de ce nouveau dispositif nécessitait l’adoption de textes complémentaires et des ajustements techniques dans les outils de gestion administrative.
Pourquoi ce nombre important !
Des centaines d’agents ont rempli les critères requis et les dossiers s’accumulaient sans que leur promotion ne puisse être formellement actée.
À la fin de l’année 2025, ils étaient exactement 1 110 dans cette situation. C’est pourquoi le gouvernement a choisi de corriger l’injustice via sa décision prise le mercredi 1er Juillet dernier.
L’impact est immédiat pour les bénéficiaires ; l’avancement au 12è échelon induit une amélioration de leur situation administrative et financière. Une incidence salariale correspondant à la nouvelle position des agents concernés ; ils percevront également les rappels de salaire liés à cette régularisation.
Cette mesure représente la reconnaissance d’un droit attendu depuis plusieurs années et les retraités sont également pris en compte dès lors qu’ils remplissent les critères.
A leur niveau, il s’agira d’une reconstitution de carrière pour une révision de leur pension de vieillesse. Afin d’éviter de pénaliser des agents qui ont consacré une grande partie de leur vie au service public.











