Communales 2026 : un chassé-croisé dans les communes à statut intermédiaire entre l’UP-R et le BR

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics, mardi 27 janvier 2026, les résultats définitifs des communales du 11 janvier. Si l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) arrive en tête au plan national, le contrôle des communes à statut intermédiaire révèle un rapport de forces relativement équilibré entre le parti dirigé par Joseph Djogbénou et…

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La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics, mardi 27 janvier 2026, les résultats définitifs des communales du 11 janvier. Si l’Union progressiste le Renouveau (UP-R) arrive en tête au plan national, le contrôle des communes à statut intermédiaire révèle un rapport de forces relativement équilibré entre le parti dirigé par Joseph Djogbénou et le Bloc Républicain (BR) de Abdoulaye Bio Tchané.

Au terme du scrutin communal du 11 janvier 2026, l’Union progressiste le Renouveau consolide sa position de première force politique nationale avec 48,92 % des suffrages, soit 963 conseillers communaux. Elle est suivie de près par le Bloc républicain, crédité de 44,43 %, correspondant à 852 conseillers. Cette dynamique, au plan national, se reflète, de manière nuancée, dans la répartition et le contrôle des communes à statut intermédiaire. Sur les 19 communes concernées, l’UP-R arrive en tête dans 10. Le parti domine notamment à Abomey (12 conseillers contre 7 pour le BR), Bohicon (22 contre 7), Ouidah (22 contre 7), Pobè (15 contre 10), Kétou (20 contre 9), Sèmè-Podji (21 contre 12), Malanville (16 contre 13), Kandi (20 contre 9), Dassa-Zoumè (13 contre 12) et Savalou (20 contre 5). De son côté, le Bloc républicain s’impose dans 9 communes à statut intermédiaire. Il prend l’avantage à Nikki (17 conseillers contre 12 pour l’UPR), Tchaourou (20 contre 13), Banikoara (17 contre 16), Aplahoué (17 contre 12), Lokossa (16 contre 11), Allada (14 contre 13), Bembèrèkè (14 contre 11), Djougou (22 contre 11) et Natitingou (16 contre 9). Au total, l’UPR reste souveraine dans 10 communes à statut intermédiaire, contre 9 pour le BR, ce qui laisse entrevoir un équilibre relatif entre les deux principales formations de la mouvance présidentielle. Chacune conserve des bastions solides dans plusieurs zones stratégiques du pays. Faut-il le rappeler, au plan national, 39 mairies sont contrôlées par l’UP-R et 38 par le BR. Au soir des communales, les trois formations à savoir : l’UP-R, le BR et la Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), étaient convaincues de se tailler chacune la part du lion. Mais après les résultats, la FCBE a fait une piètre prestation. Avec un score de plus de 06% seulement, le parti dirigé par l’ancien ministre Paul Hounkpè, en raison du nouveau code électoral, n’avait pas réuni les 10% au plan national, pour prétendre au partage des sièges. Conséquence, la répartition a été faite entre deux partis de la mouvance : UP-R et BR.

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