L’opposante tunisienne, militante des droits humains, Sihem Bensedrine a été condamnée à 25 ans de prison par la justice. Poursuivie pour soupçons de falsification d’une partie du rapport final de l’Instance vérité et dignité (IVD), elle dénonce un procès honteux.
« C’est un règlement de compte par la voie judiciaire d’un compte politique qui concerne le mandat de l’Instance vérité et dignité (IVD) », a-t-elle affirmé à TV5MONDE. »
Son procès a eu lieu dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin, et au terme, elle a été condamnée à 25 ans de prison pour abus de fonction et de falsification, que des ONG dénoncent comme un procès politique. « Pour moi, tout ce qui est excessif est insignifiant et je considère que c’est un verdict qui rejaillit à la face de ceux qui l’ont édicté », s’est insurgée l’ancienne journaliste.
Placée en détention en août 2024, Sihem Bensedrine avait été libérée en février 2025. Elle a annoncé faire appel de sa condamnation. Le procès a duré jusqu’à 1h du matin. Les avocats m’ont appelé à 8h pour m’informer que le verdict est de 25 ans de prison, pour avoir, entre autres, « falsifié les résultats du rapport de l’IVD », a-t-elle signifié. Pourtant, elle et sa défense avaient plaidé, l’incompétence de la Cour de juger les travaux de l’IVD, parce qu’il y a un article très clair dans la loi qui dit qu’il est interdit de juger les membres de l’IVD, sur les travaux réalisés par l’IVD et aussi l’illégalité des poursuites et les violations de la loi. Bien sûr, les avocats ont démontré quelles parties de la loi sont violées dans ce cas-là. C’était ça notre posture, a-t-elle clamé.












