Condamné à 20 ans de prison dans l’affaire dite « coup d’Etat déjoué », l’homme d’affaires et ancien bras droit du Président de la République, Olivier Boko vient de boucler un an en prison. Pour cet anniversaire qui n’est pas des plus gais, l’ancien ministre délégué, candide Azannaï se souvient de l’affaire qui a conduit l’ex n°2 du Bénin en prison.
En mars 2025 en effet, le Chef de l’Etat, Patrice Talon confiait, à propos de l’affaire « Olivier Boko-Oswald Homéky », aux médias : « J’ai ma part de responsabilité, bien sûr. Sans m’en rendre compte, j’ai créé un monstre qui, telle une araignée, avait méthodiquement tissé sa toile dans tous les milieux de la vie publique : politiciens, magistrats, services de sécurité, hommes d’affaires ». Pour répondre à son ancien allié devenu adversaire politique, l’ancien député Candide Azannaï contredit le Président de la République. Mais ceci, un an après l’incarcération de Olivier Boko. « Dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024, il y a un an jour pour jour tu tombais dans un traquenard qui t’a été rondement tendu. Tu n’es pas un monstre. Tu n’es qu’une dupe », a écrit Candide Azannaï dans la journée du mardi 23 septembre2025. Déjà, dès l’éclatement de l’affaire qui a conduit l’homme d’affaires et l’ancien ministre Oswald Homéky en prison, l’ex-ministre Candide Azannaï avait pris position. Dans plusieurs textes publiés sur sa page facebook, il a semblé démontrer qu’il s’agissait d’un « coup monté ». Or, dans sa sortie, le procureur spéciale près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou a été formel. Pour ce dernier, Olivier Boko, homme d’affaires influent longtemps considéré comme le bras droit du président béninois Patrice Talon, et Oswald Homéky, ex-ministre des Sports, avaient été arrêtés le 23 septembre 2024. Car, ils étaient soupçonnés d’avoir planifié un coup d’État, ce que les interessés ont toujours démenti. Rock Nieri, beau-frère d’Olivier Boko actuellement en fuite, était lui aussi poursuivi. Pendant l’instruction, les mis en cause ont toujours nié les faits. Durant le procès, le colonel Djimon Dieudonné Tevoedjrè, patron de la garde présidentielle, a affirmé avoir été approché par l’ancien ministre pour « un coup d’État », contre le Président Patrice Talon. Au terme de la procédure et après les débats, Olivier Boko, et Oswald Homéky, ancien ministre des Sports, ont été condamnés à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir fomenté une tentative de coup d’État, à l’issue d’un procès où les accusés n’étaient représentés par aucun avocat. Ils doivent également verser une amende de 4,5 milliards de francs CFA et la somme de 60 milliards de francs CFA de dommages et intérêts à payer solidairement à l’État béninois.« Tu n’es pas un monstre », réaction de Azannaï un an après l’incarcération de Olivier Boko
Condamné à 20 ans de prison dans l’affaire dite « coup d’Etat déjoué », l’homme d’affaires et ancien bras droit du Président de la République,..
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