Poursuivis dans une affaire de trafic de produits tropicaux à Kassouala, quatre agents de la Police et de la douane risquent 24 mois d’emprisonnement.
Le dossier de trafic présumé de produits tropicaux à Kassouala, dans la commune de Tchaourou, près de la frontière du Nigéria suit son cours devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le ministère public a présenté ses réquisitions, le jeudi 6 novembre 2025, à l’encontre d’un ex-commissaire de police, d’un ex-chef poste de douane et de quatorze policiers et douaniers poursuivis pour « abus de fonctions » et « blanchiment de capitaux ». Ils sont accusés d’avoir facilité, avec des propriétaires de camions et des producteurs, l’exportation illégale de produits tropicaux hors du Bénin. L’affaire avait éclaté après l’interpellation de plusieurs camions remplis de cajou et de soja, retrouvés stationnés dans un parc de Kassouala, à proximité de la frontière avec le Nigéria. Lors de l’audience, le ministère public a décrit un « marché d’exportation et de commercialisation » opéré au détriment de l’administration. Selon le substitut du procureur spécial, aucun parc de ce type ne devrait exister dans cette zone frontalière. Les arguments avancés par les prévenus pour justifier la présence des camions n’ont pas convaincu le magistrat. Les agents ont soutenu que les véhicules n’avaient pas encore franchi la frontière, que Kassouala est une zone de production de ces marchandises, ou encore qu’ils ne pouvaient intervenir tant que la direction du Nigéria n’était pas avérée. Certains ont même évoqué l’ignorance de la réglementation interdisant la présence de camions chargés de produits tropicaux dans un rayon de cinq kilomètres de la frontière. Au terme de son réquisitoire, le ministère public a ciblé quatre principaux prévenus : l’ex-commissaire du nouveau commissariat de Kassouala, l’ex-chef poste de douane de la frontière et deux de ses collaborateurs. Il a demandé leur condamnation à 24 mois d’emprisonnement dont 12 fermes, assortis d’une amende de deux millions de FCFA chacun. Pour les douze autres agents, il a estimé que le doute devait leur profiter et a sollicité leur relaxe. L’accusation de « blanchiment de capitaux » n’a pas été retenue, faute de preuves. La douane, partie civile, a réclamé plus de 737 millions de FCFA de dédommagement aux propriétaires des camions et des marchandises, estimant que l’article 331 du code des douanes, qui prohibe la contrebande, a été violé. Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe, invoquant l’absence d’un procès-verbal attestant que les camions avaient franchi la frontière et rappelant les risques auxquels s’exposent leurs clients face aux contrebandiers, selon Banouto. Après les plaidoiries, la Cour a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 18 décembre 2025.Trafic de produits tropicaux à Kassouala : 24 mois requis contre 04 agents de la police et de la douane
Poursuivis dans une affaire de trafic de produits tropicaux à Kassouala, quatre agents de la Police et de la douane risquent 24 mois d’emprisonnement. Le dossier de trafic présumé de produits tropicaux à Kassouala, dans la commune de Tchaourou, près de la frontière du Nigéria suit son cours devant la Cour de répression des infractions…
Tags: EXPOSITION
Article précédent
Article suivant
Dernières publications
Rechercher dans les archives
Accès au fil des années au journalisme d’investigation et aux derniers reportages










