Egbogbé Rayan Seton: le gouvernement réagit au classement du premier au BAC 2026 à la FASEG-UAC

Premier du Bénin au Baccalauréat session de juin 2026, série G2, avec 18,80 de moyenne, Egbogbé Frédérico Rayan Seton poursuivra ses études universitaires au Bénin et non hors du territoire national. Classé à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’annonce de cette nouvelle a surpris plusieurs citoyens béninois,…

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le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji

Premier du Bénin au Baccalauréat session de juin 2026, série G2, avec 18,80 de moyenne, Egbogbé Frédérico Rayan Seton poursuivra ses études universitaires au Bénin et non hors du territoire national. Classé à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’annonce de cette nouvelle a surpris plusieurs citoyens béninois, obligeant le Ministre Porte-Parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, à réagir.

Le Gouvernement béninois n’est pas resté indifférent à la polémique liée au classement de l’élève Egbogbé Frédérico Rayan Seton à la FASEG de l’UAC. Profitant d’une sortie publique, le Ministre Porte-Parole du gouvernement a tenu à recadrer le débat.

Depuis la publication des résultats de classement, en effet, de nombreux internautes se sont interrogés. Pour une partie d’entre eux, le major national devrait bénéficier d’une bourse d’excellence pour poursuivre son cursus dans une grande université à l’étranger. L’idée qui revient souvent : le Bénin n’offrirait pas le même niveau que les établissements les plus prestigieux du monde.

Face à ces critiques, Wilfried Léandre Houngbédji a apporté une réponse ferme. Il a estimé qu’il ne faut pas faire de l’envoi systématique des meilleurs élèves à l’extérieur une règle absolue. Selon lui, la priorité doit être donnée aux formations disponibles localement, à condition qu’elles soient de qualité.

« Nos enfants formés à l’intérieur »

Pour illustrer son propos, il a pris l’exemple de plusieurs pays développés où les majors nationaux poursuivent leurs études chez eux. Il a plaidé pour que le Bénin atteigne ce même niveau de confiance dans son propre système universitaire.

« Quand les Canadiens font leur bac, le premier du Canada qui réussit, là, il va où pour se faire former ? Le premier au bac français, il va où ? Le premier Américain, là, il va où ? Pourquoi vous ne pensez pas qu’on peut arriver nous-mêmes au niveau de performance qui ferait que nos enfants seraient formés ici, tant que les formations sont disponibles ici ? », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Rappelons que lors d’une interview accordée à Banouto, Egbogbé Rayan avait déjà parlé de ses ambitions professionnelles. Il vise des spécialités comme l’expertise comptable, la gestion des risques ou encore la finance quantitative. Depuis la classe de 6ᵉ, il dit rêver d’intégrer une université de l’Ivy League aux États-Unis ou l’École de commerce de Grenoble, tout en restant à rester au Bénin si les conditions lui permettent d’atteindre ses objectifs.

Son ambition est de travailler dans les grandes institutions internationales comme la BCEAO, FMI ou la Banque mondiale, s’inspirant ainsi du parcours du Président de la République, Romuald Wadagni.

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