Côte d’Ivoire: garde à vue de l’opposant Justin Koné, proche de Laurent Gbagbo

Des ennuis judiciaires pour un proche de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Justin Katinan Koné, ancien ministre et Vice-président du Parti des Peuples Africains (PPA-CI), a été placé en garde à vue ce jeudi 10 septembre 2026 à la suite d’une convocation de la police. À l’origine de sa convocation, une plainte du Rassemblement des…

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Des ennuis judiciaires pour un proche de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Justin Katinan Koné, ancien ministre et Vice-président du Parti des Peuples Africains (PPA-CI), a été placé en garde à vue ce jeudi 10 septembre 2026 à la suite d’une convocation de la police.

À l’origine de sa convocation, une plainte du Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix (RHDP), le parti au pouvoir. Le parti reproche à Justin Katinan Koné des propos tenus il y a une semaine lors d’une tribune très critique. Les faits visés sont la diffamation, les injures et la diffusion de fausses nouvelles.

Dans ses déclarations, l’opposant avait accusé le RHDP d’être à l’origine de l’essor de l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. Il avait notamment affirmé que l’orpaillage clandestin avait servi à « nourrir » la rébellion qui avait divisé le pays dans les années 2000.

Mais pour son Conseil, ce n’est pas ce premier volet qui justifie les ennuis judiciaires de l’opposant au régime Ouattara. Le placement en garde à vue de Justin Katinan Koné porterait sur un second dossier. Il concerne des faits qui remonteraient à l’année dernière, en lien avec la présidentielle de 2025. L’avocat évoque des « troubles à l’ordre public », sans donner plus de détails sur leur nature exacte à ce stade.

Après avoir été entendu par les enquêteurs, Justin Katinan Koné a été présenté jeudi soir au Procureur de la République. À l’issue de cette présentation, la décision a été prise de le maintenir à disposition de la justice.

Cette décision a suscité une vive réaction de la part du parti de Laurent Gbagbo. Dans un communiqué rendu public dans la foulée, le PPA-CI a dénoncé ce qu’il qualifie de « harcèlement contre ses cadres ».

La formation de l’opposition, dénonce aussi une « justice instrumentalisée » dont l’objectif serait de « criminaliser toute parole politique de l’opposition ». Face à cette situation, le parti exige « l’arrêt immédiat, total et sans conditions des procédures politiques engagées » contre ses responsables.

Du côté du gouvernement, la prudence est de mise. La veille, le porte-parole Amadou Coulibaly a indiqué qu’il ne commenterait pas les procédures en cours. Il a cependant rappelé que « la liberté d’expression s’accompagne aussi du sens de la responsabilité ».

Selon la défense, Justin Katinan Koné doit être de nouveau entendu ce vendredi matin à la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan.

 

 

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