«… tout progrès demeure fragile sans… », voici les vœux du Professeur Aïvo au peuple béninois

À l’occasion de la fête du Nouvel An, le Constitutionnaliste Joël Aïvo a délivré un message à l’endroit des populations. Dans le message relayé sur..

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À l’occasion de la fête du Nouvel An, le Constitutionnaliste Joël Aïvo a délivré un message à l’endroit des populations. Dans le message relayé sur les réseaux sociaux, le professeur agrégé de droit à l’Université d’Abomey-calavi et détenu politique depuis 2021, a formulé ses vœux de bonne et heureuse au peuple beninois.

D’entrée de jeu, Joël Aïvo a exprimé sa reconnaissance envers les personnes qui lui témoignent sans cesse, leur amitié, confiance et leur dévouement. «Malgré le poids de l’épreuve, figurez-vous que je me tiens au courant de tout ce que vous entreprenez, des évènements heureux de notre pays comme des tensions pour lesquelles j’ai foi que, par le dialogue, vous parviendrez à préserver la paix et la stabilité de notre pays, sans lesquelles tout progrès demeure fragile», a-t-il écrit, rappelant ainsi son attachement au dialogue national. L’éminent professeur de droit, a également réitéré son amour pour sa patrie, le Bénin. Profitant de cette occasion, il a exprimé son soutien indéfectible aux soldats béninois morts sur le front face aux terroristes. «Je sens dans ma chair, la mort de nos soldats sur le front et chaque évènement de la vie de notre Nation», a-t-il déclaré, souhaitant à tous ses concitoyens, une bonne et heureuse année 2025. Opposant béninois de renom, Joël Aïvo est un professeur agrégé de droit de l’Université d’Abomey-Calavi, dont la candidature à la présidentielle d’avril 2021 a été rejetée. Il est condamné dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 décembre à dix ans de réclusion criminelle et 45 millions de francs CFA d’amende (68 000 euros), pour « complot contre la sûreté de l’Etat ». Il a été arrêté le 15 avril à Godomey-Togoudo, à la périphérie nord de Cotonou, capitale économique du Bénin, alors qu’il revenait du campus. C’était au lendemain de l’annonce de la réélection du président Patrice Talon avec plus de 86 % des voix. Mis en examen, l’ancien doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’université nationale du Bénin a ensuite été incarcéré à la maison d’arrêt de Cotonou. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), l’a reconnu coupable, de « blanchiment de capitaux » et « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Joël Aïvo a déjà passé quatre ans derrière les barreaux.

 

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