Togo : démission de la Première ministre et son gouvernement

Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a déposé sa démission ce vendredi 2 mai 2025 ainsi que celle de son gouvernement. L’information a été annoncée officiellement à travers un communiqué rendu public par la présidence de la République du pays. Selon le communiqué, le Président de la République a félicité le Premier ministre et…

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Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a déposé sa démission ce vendredi 2 mai 2025 ainsi que celle de son gouvernement. L’information a été annoncée officiellement à travers un communiqué rendu public par la présidence de la République du pays.

Selon le communiqué, le Président de la République a félicité le Premier ministre et les membres du gouvernement pour la qualité du travail accompli au service de la nation, et leur a demandé de continuer à assurer le traitement des affaires courantes. En effet, cette démission intervient alors que l’Assemblée nationale s’apprête à choisir, ce samedi 3 mai 2025, le Président du Conseil des Ministres, ainsi que le Président de la République. Ceci, conformément à la nouvelle constitution votée en mai 2024 et qui fait basculer le pays dans sa Cinquième République. Précisons que depuis son indépendance, le 27 avril 1960, le Togo a fonctionné sous le régime semi-présidentiel ou présidentiel. Mais la nouvelle constitution promulguée, le 6 mai 2024, par l’actuel chef de l’Etat Faure Gnassingbé, fait basculer le pays dans un régime parlementaire. De facto, ce sont les députés qui élisent désormais le président de la République et le président du Conseil des ministres, tous deux issus du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Des dispositions contraires à celles de la constitution de 1992 qui stipulent que le président de la République est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours et a un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Depuis son vote à l’Assemblée nationale, la nouvelle Constitution togolaise a toujours été contestée par l’opposition qui y voit une manœuvre du président en place, Faure Gnassingbé, pour s’éterniser au pouvoir.

 

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