Le célèbre reggae man ivoirien Tiken Jah Fakoly, connu pour ses prises de position politiques audacieuses, fait parler de lui, une fois de plus avec son dernier morceau intitulé « Actualités Brûlantes ».
La chanson, en featuring avec le chanteur togolais Amen Jah Cissé, est un cri de révolte contre les dirigeants africains et leurs politiques jugées oppressives et déconnectées des aspirations des peuples. Dans cette collaboration, Amen Jah Cissé n’hésite pas à pointer du doigt, la situation politique dans son pays, le Togo. Il dénonce l’adoption de la nouvelle Constitution avec la mise en place d’une cinquième République. « Enlevez le nom du peuple dans ces histoires de régime parlementaire. Enlevez le nom du peuple dans cette affaire de cinquième République. Le peuple ne veut pas de cette nouvelle constitution. Laissez le peuple choisir ses propres dirigeants », dit-il. De son côté, Tiken Jah Fakoly n’épargne aucun dirigeant africain. Fidèle à son style engagé, il met en garde contre les dangers des crises politiques qui continuent de secouer le continent. Il a notamment fait référence à son pays la Côte d’Ivoire en premier. « N’enflammez pas la Côte d’Ivoire. Les souvenirs de 2011 nous hantent encore. La Côte d’Ivoire a tellement souffert des crises politiques. Pardonnez politiciens ivoiriens, ayez pitié. » Le chanteur élargit ensuite son discours pour critiquer d’autres régimes africains. Lire aussi: [Ghana: le pays lance sa raffinerie d’or commerciale de traitement)>https://www.linvestigateur.info/?Ghana-le-pays-lance-sa-raffinerie-d-or-commerciale-de-traitement&var_mode=calcul] Au Tchad, il fustige ce qu’il perçoit comme une monarchie déguisée, où le pouvoir se transmet de père en fils. Concernant les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à savoir : le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il déplore l’absence de liberté d’expression. « Dans l’AES, la liberté d’expression est mangée par la révolution. Dès que tu critiques un peu, c’est le front ou la prison », a-t-il affirmé. Et au Cameroun, il s’interroge sur l’avenir du pays. « Au Cameroun, un président inexistant dirige le pays. Comment voulez-vous maintenir la paix après sa mort ? », se demande le reggae man. Tiken Jah Fakoly estime que les populations africaines sont épuisées par les manœuvres politiques qui mettent en péril la stabilité de leur pays. Ensemble avec Amen Jah Cissé, les deux artistes appellent les dirigeants à prendre conscience des conséquences de leurs actes et à cesser de jouer avec l’avenir de millions de personnes. Il faut dire que les deux artistes dans cette nouvelle chanson de dénonciation n’ont pas évoqué le nom du Bénin.















