Talon va-t-il remanier son équipe après l’élection de 04 ministres au parlement ? Voici la réponse

Plusieurs ministres membres du gouvernement du président Patrice Talon ont été élus députés à l’Assemblée nationale, à l’issue des législatives du dimanche 11 janvier dernier. Alors qu’on s’achemine vers la fin du second et dernier mandat constitutionnel du Chef de l’Etat, beaucoup se demandent s’il y aura remaniement ministériel dès lors que plusieurs membres de…

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Plusieurs ministres membres du gouvernement du président Patrice Talon ont été élus députés à l’Assemblée nationale, à l’issue des législatives du dimanche 11 janvier dernier. Alors qu’on s’achemine vers la fin du second et dernier mandat constitutionnel du Chef de l’Etat, beaucoup se demandent s’il y aura remaniement ministériel dès lors que plusieurs membres de l’équipe sont appelés à siéger ou non à l’Assemblée nationale.

A cette question, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a répondu. C’était face à la presse le vendredi 23 janvier 2026. « Pour ça, il n’y aura pas de remaniement », a tranché l’ancien journaliste. Jean-Michel Hervé Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, a été élu député sur la liste de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) alors que ses collègues Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale ; Éléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, quant à eux, ont été élus sur la liste du Bloc Républicain (BR). « L’Assemblée sera installée le 8 février. Ils ont un mois pour choisir, nous sommes autour du 7 mars. L’élection aura lieu le 12 avril », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji. C’est dire que les ministres disposent d’un délai légal pour choisir entre leur poste au gouvernement ou siéger au parlement. En effet, pour l’élection du futur président de la République, le scrutin est fixé au 11 avril. Cela dit, estime le porte-parole, le délai d’ici la fin du mandat du régime est trop court pour que le Chef de l’Etat se mette à remanier son équipe. « Est-ce que, pour vous, ce serait pertinent, pour deux mois, de faire un remaniement et de nommer de nouvelles personnes ? », s’interroge-t-il. Au cours de sa sortie, le porte-parole a rappelé que, même dans des circonstances exceptionnelles, le gouvernement a fait le choix de la stabilité et non des ajustements politiques. « Après la perte tragique d’un membre du gouvernement et même du limogeage du ministre de l’Énergie on aurait pu faire un remaniement, mais ça n’a pas été fait », se souvient-il. Il faut rappeler qu’il s’agit de Yves Kouaro ex-ministre de l’enseignement secondaire, décédé dans un tragique accident le 20 février 2025 d’une part, et de Paulin Akpona ex-ministre de l’énergie limogé le 26 juin 2025 d’autre part. En tout cas, finir le mandat dans le même état d’esprit et dans la même dynamique qu’au départ, reste la priorité du gouvernement. « Quand vous êtes ministre et que vous êtes élu député, c’est en accord avec le chef du gouvernement qu’on détermine votre trajectoire politique…. Est-ce qu’ils iront siéger tous ou une partie, ou est-ce qu’ils resteraient au gouvernement ? Le moment venu, nous en serons tous informés davantage », va conclure le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement.

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