Talon, l’ex-ministre Akindès Adékpédjou se prononce sur sa manière de gérer la crise entre le Bénin et le Niger

L’ancien ministre béninois, Akindès Adékpédjou, a sévèrement critiqué la gestion de la crise diplomatique entre le Bénin et le Niger par le président Patrice Talon. Dans un entretien accordé à la chaîne E-News, Akindès Adékpédjou a qualifié d’imprudente, l’approche du Bénin. Il a souligné que le pays n’a pas démontré de gestes concrets de réconciliation…

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L’ancien ministre béninois, Akindès Adékpédjou, a sévèrement critiqué la gestion de la crise diplomatique entre le Bénin et le Niger par le président Patrice Talon.

Dans un entretien accordé à la chaîne E-News, Akindès Adékpédjou a qualifié d’imprudente, l’approche du Bénin. Il a souligné que le pays n’a pas démontré de gestes concrets de réconciliation envers le Niger après les tensions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). « Penser qu’ils vont envahir le Niger en deux ou trois jours et que tout sera fini, n’est-ce pas naïf ? », a-t-il lancé. Selon lui, la posture de Bénin traduit « un pied de guerre ». Lire aussi: [Crise Bénin-Niger : Niamey ferme les vannes de l’exportation de son pétrole et pose une nouvelle condition)>https://www.linvestigateur.info/?Crise-Benin-Niger-Niamey-ferme-les-vannes-de-l-exportation-de-son-petrole-et&var_mode=calcul ] L’ancien ministre a insisté sur l’importance des négociations discrètes pour résoudre ce type de conflit. Il a critiqué les multiples sorties médiatiques de Talon, qu’il qualifie de déclarations tapageuses qui nuisent plus qu’elles n’aident. « Le chef d’Etat n’a pas besoin de dire sur la place publique qu’il a eu des discussions avec le Niger. C’est dans les faits qu’on constate. Si rien n’a changé, ça veut dire qu’il n’a pas eu des discussions de fonds, mais des déclarations tapageuses », a-t-il dit. Akindès Adékpédjou suggère qu’il y ait des discussions en coulisses de façon plus efficace pour décanter la situation. « Lorsqu’on a des objectifs à atteindre, les méthodes sont connues. Les méthodes souterraines sont toujours plus importantes que celles publiques », a-t-il confié. La situation entre le Bénin et le Niger est actuellement tendue. Avec l’arrestation de cinq nigériens à Sèmè-Kpodji dont trois ont été déposés en prison, la fin de la crise n’est certainement pas imminente.