Talon : 04 raisons justifient l’absence de Soglo et Yayi à son investiture, selon Richard Boni
L’absence des anciens présidents, Boni Yayi et Nicéphore Soglo à la cérémonie d’investiture de Patrice Talon, le 23 mai à Porto-Novo, reste d’actualité. Pour Richard Boni, il y avait des raisons suffisantes de ne pas voir les prédécesseurs de Patrice Talon à son investiture. C’est à travers un post que Richard Boni, toujours opposé à…
L’absence des anciens présidents, Boni Yayi et Nicéphore Soglo à la cérémonie d’investiture de Patrice Talon, le 23 mai à Porto-Novo, reste d’actualité. Pour Richard Boni, il y avait des raisons suffisantes de ne pas voir les prédécesseurs de Patrice Talon à son investiture.
C’est à travers un post que Richard Boni, toujours opposé à la méthode de gestion du pouvoir de Cotonou, s’est signalé pour démontrer que la présence de Boni Yayi et Nicéphore Soglo à Porto-Novo, serait un manque de considération pour « soi-même ».
Comme première raison: il a justifié l’absence des deux présidents, à travers son post, il a évoqué l’incident du marché Dantokpa, où le vendredi 19 avril 2019, les deux anciens présidents qui tentaient de soulever des foules contre l’actuel président, ont été gazés par la police républicaine. Mieux, il a parlé des 52 jours passés en résidence surveillée, par Boni Yayi.
« De mon point de vue, je pense que la « sacralité » des liens institutionnels qui liaient encore les anciens chefs d’Etats à leurs précédente fonction et qui expliquent leurs présences à cet événement, sont foulés au pied quand le successeur demanda aux policiers de gazer l’un au marché Dantokpa, de le maintenir enfermer dans son lieu de résidence pendant plus de 52 jours, sans aucune ordonnance restrictive émise par un juge. », a-t-il écrit.
2ème raison : « Il s’agit lors de cet événement, de la prise de fonction d’un individu auréolé par une majorité de concitoyens qui voient en lui, la personne capable de les représenter et d’assurer leurs intérêts sociaux », a-t-il ajouté pour justifier que la présence de Boni Yayi et Nicéphore Soglo à la cérémonie n’était pas nécessaire.
En renchérissant, il dira que la cérémonie d’investiture n’est pas une « fête nationale » qui implique toute la république.
« Vous comprendrez alors qu’a l’investiture, ce n’est ni l’Etat, ni la république qui sont célébrés en tant que tels, mais une formalité d’entrée en fonction. », écrit-il.
Pour lui, la 3ème raison, est le « mépris », a-t-il déclaré du successeur de Boni Yayi à l’endroit de ses aînés.
La 4ème raison pour finir, « Ne pas y aller, n’étant pas une infraction morale commise envers la république, y aller aurait été un manque de respect pour soi-même et pour ceux et celles qui vouent encore une solidarité a la personne de ces deux anciens chefs d’État. », conclut-il.