L’ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro en exil, n’abdique pas. Loin de sa terre natale, l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, affiche sa volonté de se présenter pour le scrutin présidentiel.
En effet, c’était au cours d’une rencontre avec son parti Génération Peuples Solidaires (GPS) en ligne, la veille du nouvel An, qu’il a déclaré avoir conçu un programme de gouvernement et un projet de société destiné à redresser la Côte d’Ivoire. Très « heureux », pour avoir renoué le fil conducteur avec les siens, après une période de silence, M. Soro a déclaré qu’il a été fortifié par l’exil. « Je suis plus déterminé que jamais à servir mon pays », a-t-il souligné, avant d’ajouter que sa place n’était ni en Asie ni en Europe, mais bien en Côte d’Ivoire, près de la tombe de ses parents. L’ancien chef rebelle a profité de sa sortie pour remercier particulièrement des chefs d’État ouest-africains, dont le général Assimi Goïta, le général Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré. Ceci en raison de leur soutien et la possibilité qu’il a eue grâce à eux, pour demeurer sur le continent africain. Ces dirigeants, a-t-il ajouté, incarnent une prise de conscience essentielle pour l’émancipation et la véritable indépendance de l’Afrique. « Je me porte bien, mentalement et physiquement, même si j’ai perdu quelques kilos », a-t-il précisé avec ironie. Pour signifier que la constitution ivoirienne a prohibé l’exil forcé auquel il a été contraint. L’ancien Premier ministre fustige l’injustice sociale, particulièrement envers le monde paysan, qui ne bénéficierait pas, selon lui, des retombées économiques des ressources à savoir : le café, le cacao et l’huile de palme. Il a réitéré son engagement à promouvoir davantage de libertés et de démocratie dans le pays. Guillaume Soro est dans les starting-blocks des candidats attendus pour la présidentielle mais condamné à 20 ans de prison par contumace, on se demande s’il pourra vraiment aller au bout de ses ambitions.











