Plusieurs absences ont été remarquées lors du 19e sommet de la Francophonie, qui a débuté ce vendredi 4 octobre 2024. De nombreux chefs d’État africains, tels que le général Mamadi Doumbouya de Guinée, pourtant invité, n’ont pas assisté à cet événement important, qui célèbre l’unité autour de la langue française.
La Guinée, le Congo Brazzaville, le Sénégal, le Togo et bien évidemment le Mali, le Burkina Faso et le Niger (exclus)n font partie des pays dont les dirigeants ont brillé par leur absence à ce sommet. Bien que convié, le chef d’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya, a choisi de ne pas se rendre sur place, envoyant le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté le représenter. La présidence guinéenne n’a fourni aucune explication concernant cette absence notable. Il en est de même pour le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Élu en mars dernier après une période de tensions prolongées, Diomaye Faye sait qu’il doit sa légitimité à la société civile de son pays. Celle-ci, à l’instar de nombreuses sociétés civiles d’Afrique francophone, se montre très critique à l’égard de la politique africaine de la France. Son absence est donc hautement symbolique, d’autant plus que le Sénégal est un pays fondateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans un continent qui abrite aujourd’hui 85 % des francophones. Lire aussi: [Mali: Choguel Maïga en Turquie pour des soins, son avenir à la Primature s’écrit en pointillés…))>https://www.linvestigateur.info/?Mali-Choguel-Maiga-en-Turquie-pour-des-soins-son-avenir-a-la-Primature-s-ecrit&var_mode=calcul] Lors de son discours d’ouverture ce vendredi, la secrétaire générale de l’OIF, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, a regretté l’absence du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Elle a cependant souligné que les portes de l’organisation restent ouvertes à ces pays. Cependant, les tensions entre la France et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont atteint un niveau inédit. La France a été contrainte de retirer ses troupes et de rompre sa coopération militaire avec Niamey, Ouagadougou et Bamako. Le 19e sommet de la Francophonie s’articule autour du thème : « Créer, innover, entreprendre en français ». Lors de l’ouverture à Villers-Cotterêts, Emmanuel Macron a appelé à « bâtir un ordre numérique protégeant les citoyens », afin de « mieux lutter contre la désinformation, la propagation de la haine en ligne, les discours de haine, racistes, antisémites ».















