Au Bénin, pour faire sortir leurs produits des champs, ou le transporter d’un point A à un point B, les producteurs du soja doivent désormais se procurer une fiche de convoyage. Cette fiche gratuite doit être retirée au niveau des services de la douane béninoise. La décision, a été annoncée depuis quelques jours par les autorités et suscite des réactions mitigées au sein de l’opinion publique nationale.
Au détour d’une sortie médiatique, le mercredi 11 décembre 2024, la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), a appelé les autorités béninoises à revoir leur copie. En effet, cette sortie est relative à l’imposition de fiche de convoyage aux producteurs de soja. Alors que la campagne 2024-2025, de commercialisation du soja a déjà commencé, des voix s’élèvent pour dénoncer une mesure du gouvernement. Pour le Secrétaire général de la CSTB, Kassa Mampo, l’imposition de fiche de convoyage aux producteurs de soja est « suicidaire » et compromet, à plus d’un titre, l’avenir des acteurs de la filière. Selon lui, cette décision de l’exécutif va à l’encontre des intérêts des paysans. Or « lorsqu’un gouvernement prend une décision, cela devrait être en faveur des acteurs. Mais celle-ci est contre le producteur de soja ». Lire aussi: [Campagne agricole 2024-2025: l’interdiction de l’exportation du soja par voie terrestre toujours en vigueur))>https://www.linvestigateur.info/?Campagne-agricole-2024-2025-l-interdiction-de-l-exportation-du-soja-par-voie&var_mode=calcul] Kassa Mampo explique qu’il est connu de tous qu’un paysan ne peut attendre la vente en coopérative pour subvenir à ses besoins. De ce fait, il s’interroge contre les réelles motivations de la décision. « En période de difficulté financière, le producteur d’ananas, d’orange, de maïs, du haricot etc. envoie au marché, une petite quantité de sa production juste pour avoir de quoi subvenir à ses besoins », a-t-il déclaré. La CSTB s’insurge contre cette décision « arbitraire », a-t-il dit, du gouvernement et l’appel à la « rapporter sans délai surtout que la campagne de communication du soja a déjà commencé », va-t-il ajouter. La centrale syndicale demande au gouvernement de rapporter sa décision.















