« Si cette révision vous paraît indispensable, permettez au peuple souverain de se prononcer par référendum », Daniel Edah

Le projet de loi portant modification de la constitution en République du Bénin, introduit par deux députés des partis de la mouvance présidentielle continue de..

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Le projet de loi portant modification de la constitution en République du Bénin, introduit par deux députés des partis de la mouvance présidentielle continue de susciter des réactions. L’une des toutes dernières est celle de Daniel Edah, ancien fonctionnaire international et président du mouvement « Nous Le Ferons ».

Dans une lettre en date du 1er novembre 2025 et adressée au Chef de l’État, Patrice Talon, Daniel Edah a livré ses premières impressions sur le nouveau projet de loi portant révision de la constitution introduit à l’Assemblée nationale. Sans langue de bois, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2016 a exprimé son opposition à cette entreprise qui, selon lui, est « inopportune ». Il rappelle le contexte dans lequel une telle initiative intervient. « La fragilisation réussie mais peu honorable du principal parti d’opposition Les Démocrates, fragilisation marquée par la démission de certains de ses députés, ce qui entraîne de facto la disparition de la minorité de blocage qui avait contrecarré votre précédente tentative de révision constitutionnelle », rappelle-t-il au Président de la République. . Aussi, insiste-t-il, elle intervient en pleine période électorale, alors que les préoccupations du peuple sont tournées vers les prochaines élections communales, municipales, législatives et présidentielles. Daniel Edah invite le Chef de l’État à éviter d’embarquer le peuple dans cette « aventure périlleuse » ou, à tout le moins, faire voter ce projet de loi par référendum. « Quelles que soient les innovations ou les intentions que recèle ce projet, vous ne pouvez faire le bonheur du peuple sans son consentement. Si cette révision vous paraît indispensable et ne peut attendre la fin des prochaines élections, alors permettez au peuple souverain de se prononcer par référendum. Ce serait là une marque d’élégance politique et un geste de respect envers un peuple qui, en 2016, vous a choisi pour rompre avec la « dictature du développement » de l’ancien Président », a-t-il déclaré. En clair, le promoteur de la vision d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor, n’est pas d’accord avec l’idée d’une révision de la loi fondamentale, surtout que le pays est en pleine période électorale. Il appelle ainsi à préserver la paix et le dialogue social. À noter que le projet de loi portant révision de la constitution introduit au parlement, est porté par le député Aké Natondé, président du Groupe parlementaire Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et son collègue Assan Seibou, président du Groupe parlementaire Bloc Républicain (BR). L’une des principales innovations contenues par ce projet est la création au Bénin d’un Sénat, dont la mission principale sera de concourir à garantir la sauvegarde et le renforcement des acquis de développement de la Nation, de défense du territoire et de sécurité publique.

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