L’adoption de la loi n°17/2026 portant révision de la Constitution par l’Assemblée nationale, au Sénégal, connaît un nouveau rebondissement. Et pour cause!
La preuve, le débat continue de susciter un tollé au sein des populations comme entre les acteurs de la classe politique.
Selon la presse locale, le président Bassirou Diomaye Faye, a officiellement déposé un recours devant le Conseil constitutionnel afin de faire examiner la conformité de la procédure.
Le recours a été introduit par Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, avocat à la Cour, agissant au nom et pour le compte du chef de l’État, selon le récépissé de dépôt en date du 6 juillet 2026.
Le document, signé par le greffier du Conseil constitutionnel, atteste de l’enregistrement de la requête sous le numéro 6/C/26. Pour sa part, le Président de la République invoque une « inconstitutionnalité pour violation de la procédure de révision constitutionnelle » lors de l’adoption de la loi par les députés, le 29 juin 2026.
Pour des raisons d’urgence, le Conseil constitutionnel dispose de 8 jours pour statuer, conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi organique relative à la juridiction.
Quant au dossier, il est constitué du texte de la loi contestée, des courriers d’échanges entre la Présidence de la République et l’Assemblée nationale, des amendements du gouvernement, des procès-verbaux des travaux parlementaires, sans oublier les enregistrements vidéo et audio des débats tenus en séance plénière.
La séance du 29 juin retracée via deux clés USB contenant des images et les interventions des parlementaires sont entre autres les pièces versées au dossier.
En terme de jurisprudence, le requérant évoque des décisions antérieures du Conseil constitutionnel, rendues en 1960, 2006 et 2024.
Autour de la réforme de révision constitutionnelle, s’ouvre une nouvelle guéguerre entre l’exécutif sénégalais et le parlement. Au centre, le respect de la loi et c’est d’ailleurs pour cela que les regards sont tournés vers le Conseil constitutionnel.











