Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye, à la recherche d’une majorité parlementaire pour mettre en œuvre sa politique de gestion, s’apprête à dissoudre l’Assemblée nationale. Il a obtenu l’avis de non-objection du président de l’institution, actuellement dominée par l’opposition.
En effet, après avoir reçu l’avis du Conseil constitutionnel, qui a indiqué que la dissolution de l’Assemblée nationale pouvait être légalement prononcée à partir du 12 septembre 2024, Bassirou Diomaye Faye a sollicité l’avis du président du Parlement, Amadou Mame Diop, sur cette dissolution. Dans sa correspondance, le chef de l’État sénégalais a précisé que « selon l’article 87 de la Constitution, le Président de la République peut, après avoir recueilli l’avis du Premier ministre et celui du Président de l’Assemblée nationale, prononcer, par décret, la dissolution de l’Assemblée nationale ». Lire aussi: [Actualités : France-Algérie : vers le réchauffement des relations ? Macron félicite Tebboune pour sa réélection)>https://www.linvestigateur.info/?France-Algerie-vers-le-rechauffement-des-relations-Macron-felicite-Tebboune&var_mode=calcul] Amadou Mame Diop a répondu au Président de la République. « J’ai l’honneur de porter à votre haute attention que je n’ai pas d’objection à une procédure de dissolution dans les termes indiqués par le Conseil constitutionnel », a-t-il écrit dans sa lettre, selon un rapport de Senenews. Cet avis de non-objection permet désormais à Bassirou Diomaye Faye de prendre le décret de dissolution de l’Assemblée nationale à partir de ce jeudi 12 septembre. Cette décision conduira à l’organisation d’élections législatives qui permettront au Président de chercher une nouvelle majorité parlementaire.















