Près de 300 femmes se livrant à la prostitution ont été interpellées vendredi 14 août 2026 à Ouagadougou, lors d’une opération conjointe de la Police municipale et de la Police nationale.
L’intervention a permis de fermer un vaste complexe qui poursuivait ses activités malgré une décision de justice ordonnant sa fermeture.
L’opération a débuté tôt dans la matinée. À 4h45, les éléments de la Police municipale se sont réunis à la Direction de la sécurité publique avant de se rendre sur le site situé à Sondogo, dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou. Les forces de l’ordre y sont arrivées aux environs de 5h20.
À leur arrivée, l’activité battait encore son plein. Des clients, des vendeurs et des travailleuses du sexe étaient présents sur les lieux. Plusieurs occupantes ont tenté de fuir, mais ont été rapidement interceptées par les agents. Les forces de l’ordre ont ensuite procédé à l’évacuation et à la fouille des différentes chambres. Selon l’inspecteur de police municipale Issouf Ouattara, directeur général adjoint de la Police municipale, le complexe comptait environ 200 chambres.
Au cours de l’intervention, les autorités ont constaté la présence d’environ 300 femmes, de nationalités diverses et parmi lesquelles des autochtones, qui s’adonnaient notamment à des activités de prostitution. Plus d’une centaine de personnes ont également été interpellées, tandis que plusieurs motos et diverses marchandises ont été saisies.
Une fermeture ordonnée par la justice
Cette opération intervient alors que le complexe, connu sous le nom de « Allah Ti Kouma » ou « Galaxy Night-Club », faisait déjà l’objet d’une décision de justice rendue en 2025 ordonnant sa fermeture pour diverses infractions. Pour les autorités, il s’agissait donc de faire respecter cette décision judiciaire. L’intervention a été menée sur instruction du procureur du Faso, avec également pour objectif de préserver la quiétude des riverains dont les habitations jouxtent le site.
« Le message est assez clair pour dire que toute décision judiciaire qui sera rendue, nous allons accompagner les services judiciaires pour pouvoir mettre en œuvre l’exécution proprement dite », a déclaré l’inspecteur Issouf Ouattara.
La fermeture du site est désormais présentée comme définitive. « Le site sera considéré comme définitivement fermé jusqu’à instruction contraire », a précisé le responsable de la Police municipale.
Les autorités annoncent par ailleurs que cette opération ne constitue qu’une première étape. D’autres sites identifiés comme illégaux à Ouagadougou devraient également faire l’objet d’interventions dans les prochains jours.
Edouard HOUNTONDJI











