Comme une traînée de poudre, la nouvelle relative à la suspension du ministre béninois de l’énergie et des mines, Seidou Adambi, du parti Bloc Républicain (BR), a gagné les quatre coins du globe hier. Mais s’agit-il réellement d’une suspension ? Quelles sont les implications de cette décision de dernières minutes ? Au micro de Bip radio, le Chargé de communication du parti, Romaric Ogouwalé, ancien député, apporte des clarifications sur la question.
Dans son intervention, Romaric Ogouwalé, chargé de communication du parti de Abdoulaye Bio Tchané, a déclaré que Seidou Adambi n’est pas encore totalement suspendu du parti Bloc Républicain. Loin d’une suspension, «il s’agit plutôt d’un blâme à l’endroit de notre camarade Vice-président Seidou Adambi», a-t-il précisé. Il explique : «le Bureau Exécutif National (BEN) a indiqué au Bureau Politique (BP), la suspension du camarade. Donc seul le BP a compétence de suspendre», a-t-il clarifié, ajoutant que le Bureau Politique va se réunir dans les jours à venir pour «poursuivre les autres sanctions si possible ». À cet effet, le BP dispose d’une période réglementaire d’un mois pour statuer sur la sanction de blâme à la suspension de l’intéressé. En attendant, «Seidou Adambi ne peut plus participer aux activités formelles du parti». Toutefois, rassure M. Ogouwalé, «c’est une mesure conservatoire. Ça peut évoluer d’une manière ou d’une autre et qu’on retrouve notre camarade ». Les textes du parti violés ? Dans son explication, le chargé à la communication du Bloc Républicain a insisté sur les motifs réels pour lesquels le ministre Seidou Adambi a été suspendu. Selon lui, le fait pour le ministre de susciter une éventuelle candidature n’est pas en soi un problème. Le hic, c’est de n’avoir pas mené ses activités dans le cadre formel du parti. Or conformément à la réforme du système partisan, rappelle-t-il, «les activités doivent être faites dans le cadre strict des structures organisationnelles du parti. Et si quelqu’un ne le fait pas, je crois qu’il est en porte-à-faux avec les textes, d’où les sanctions », a-t-il déclaré.















