Au Burkina Faso, de nouvelles révélations ont émergé dans l’affaire de tentative de déstabilisation du régime en place. L’ex-commandant des forces spéciales, Ahmed Kinda, a exposé à la télévision nationale le plan élaboré pour renverser le régime du capitaine Ibrahim Traoré. Il a précisé qu’il était à la tête de cette opération, avec l’implication du colonel Henri Damiba, ancien chef de la junte.
Dans son témoignage, Ahmed Kinda a expliqué qu’il devait mener une mission d’identification des hommes et du matériel nécessaires au Niger. « Un matin, nous avons pris la route. En arrivant à Yendi, Ousmane était accompagné d’un binôme. Une fois sur place, le binôme a déclaré qu’il ne poursuivrait pas le trajet, et qu’un jeune homme nous accompagnerait car il savait où trouver le nécessaire », a-t-il raconté. Le parcours les a conduits jusqu’à la frontière entre le Bénin et le Niger. « Une fois sur place, le jeune a passé des appels et a dit que nous devions continuer. J’avais des doutes, mais j’ai décidé d’avancer. Après avoir quitté Malanville, nous avons franchi le fleuve et pris un car. Lors du premier arrêt, nous avons rencontré quelques difficultés, mais elles ont été surmontées. C’est ainsi que les choses se sont déroulées jusqu’à l’entrée de Niamey, où mes compagnons ont été interpellés par la police pour des contrôles plus poussés. Ils ont dit que, s’il n’y avait rien contre eux, ils les relâcheraient », a ajouté Ahmed Kinda. L’arrestation des compagnons d’Ahmed Kinda a perturbé le déroulement de l’opération. Il a immédiatement contacté le colonel Damiba, le colonel Ouoba, ainsi que le journaliste Abdoulaye Barry, qui avait joué un rôle clé dans l’organisation de cette mission. Ces derniers lui ont conseillé d’attendre, dans l’espoir que ses compagnons soient rapidement libérés. Cependant, le dernier car est arrivé à Niamey sans nouvelles de ces derniers, plongeant Kinda dans une totale incertitude. Lire aussi: [ONU:des pays africains font obstacle à un amendement russe sur le Pacte pour l’Avenir))>https://www.linvestigateur.info/?ONU-des-pays-africains-font-obstacle-a-un-amendement-russe-sur-le-Pacte-pour-l&var_mode=calcul] Abdoulaye Barry a impliqué un journaliste nigérien d’origine ivoirienne, Serge Mathurin, qui a trouvé une auberge pour héberger Kinda temporairement. « Pour ce projet, nous avons fait appel à des mercenaires, via Abdoulaye Barry. Il s’agissait de Centrafricains. J’ai demandé le nombre d’hommes correspondant à une compagnie, soit environ 150 personnes, ainsi que des AK-47. En armement collectif, j’ai demandé 10 PKM, 10 RPG-7 et 4 mortiers », a révélé l’ex-commandant des forces spéciales. Ahmed Kinda a également laissé entendre que Barry, après avoir négocié la logistique et les mercenaires avec un intermédiaire, aurait déboursé la somme de 80 millions de FCFA.















