Kemi Seba, militant panafricaniste, est revenu lors d’une interview accordée à l’Agence Anadolu sur la révocation de sa nationalité française en juillet dernier. Selon lui, cette décision des autorités françaises est une réaction virulente à ses actions contre le néocolonialisme en Afrique, qu’il mène depuis de nombreuses années.
Stellio Gilles Robert Capo Chichi, de son vrai nom, a expliqué que le processus de retrait de sa nationalité a été enclenché « après les mobilisations historiques dans la sous-région (Sahel) et au Niger, aux côtés de la société civile, pour défendre » ce qu’il appelle la « restauration de l’État ». Il affirme que ces actions, menées bien avant l’émergence des réseaux sociaux, ont incité les autorités françaises, dont l’idéologie repose sur le néocolonialisme en Afrique, à réagir avec virulence et hystérie. Kemi Seba considère cette décision comme une « erreur stratégique grossière » de la part des autorités françaises. Selon lui, « ce n’est pas parce que vous combattez la mauvaise direction prise par le président qui dirige le pays où vous êtes né qu’on doit renier votre lieu de naissance et votre nationalité ». Lors de l’interview, il a également répondu aux accusations selon lesquelles sa lutte viserait les Blancs. Il a pris l’exemple de l’avocat franco-espagnol Juan Branco, également critiqué pour son engagement contre l’impérialisme, pour démontrer que son combat n’est pas raciste. Lire aussi: [Retrait de nationalité française à Seba:Voici la réaction de la Russie))>https://www.linvestigateur.info/?Retrait-de-nationalite-francaise-a-Seba-Voici-la-reaction-de-la-Russie&var_mode=calcul] « Juan Branco est pris en grippe par le gouvernement français, qui le considère aussi comme une menace. Au lieu de débattre sur les idées, les autorités françaises ont choisi, de manière lâche et vicieuse, d’entamer une procédure de révocation auprès du Barreau de Paris pour l’empêcher de plaider en France. » Kemi Seba conclut que son combat n’est pas une lutte entre Noirs et Blancs, mais bien une lutte « des Justes contre ceux qui sucent le sang des Justes ». Il oppose une « oligarchie néolibérale corrompue » à des peuples, quelles que soient leurs couleurs, qui aspirent à décider de leur propre destinée sans être soumis à une élite financière apatride.















