RDC : la peine de mort requise contre 50 accusés dans le dossier tentative de coup d’État du 19 mai

Ce mardi 27 août 2024, en République démocratique du Congo (RDC), la peine de mort a été requise contre 50 personnes, dont trois ressortissants américains, pour leur implication présumée dans la tentative de coup d’État du 19 mai 2024. En effet, à cette date, un commando de plusieurs dizaines d’hommes équipés d’armes automatiques avait attaqué…

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Ce mardi 27 août 2024, en République démocratique du Congo (RDC), la peine de mort a été requise contre 50 personnes, dont trois ressortissants américains, pour leur implication présumée dans la tentative de coup d’État du 19 mai 2024.

En effet, à cette date, un commando de plusieurs dizaines d’hommes équipés d’armes automatiques avait attaqué le domicile du ministre de l’économie, Vital Kamerhe, devenu président de l’Assemblée nationale, sans parvenir à l’atteindre physiquement. Ensuite, ils étaient partis au palais de la Nation, un bâtiment présidentiel qui abrite le bureau du président Félix Tshisekedi à Kinshasa. Quelques heures plus tard, l’attaque a été neutralisée par les forces de sécurité, qui avaient tué quatre des assaillants dont leur chef présumé, Christian Malanga (41 ans), un Congolais installé aux États-Unis. Lire aussi: [Ouganda :17 crânes humains découverts dans un lieu de culte)>https://www.linvestigateur.info/?Ouganda-17-cranes-humains-decouverts-dans-un-lieu-de-culte&var_mode=calcul] Les autorités ont ensuite annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État. Dans cette affaire, 51 personnes ont été arrêtées et poursuivies par la justice congolaise. A l’audience de ce mardi, le représentant du ministère public a appelé les juges à « condamner à la peine capitale » tous les prévenus pour « attentat », « terrorisme », « tentative d’assassinat », « association de malfaiteurs » et « meurtre », à l’exception du prévenu Alain Tikimo, atteint de « troubles psychologiques ». Ce dernier pourrait bénéficier d’une mesure de clémence en raison de son état de santé mentale. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a également demandé au tribunal « de prononcer la confiscation de tous les objets ayant servi à la commission des infractions, au profit de l’État congolais ».