A quelques mois de la présidentielle, chaque parti y va de sa méthode pour officialiser son candidat aux fins de conquérir le pouvoir. Mais à l’Union Progressiste tout comme au Moele-Bénin, deux alliés des récentes communales, la conception semble-t-il, n’est pas la même.
« L’Union Progressiste ne suscite pas un candidat, nous présentons un candidat que nous allons soutenir et gagner le pouvoir. Nous ne nous lançons pas dans l’agitation. A l’UP, il y a une discipline du groupe », a tranché ce matin sur l’émission Actu Matin de la chaîne privée de télévision, Canal3 Bénin, Christhelle Houndonougbo, directrice de l’administration du parti. Une position qui tranche avec celle de la formation politique, Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin, Moele-Bénin.
En effet au terme de son Conseil national organisé ce dimanche à Cotonou, le parti présidé par l’ancien syndicaliste, Jacques Ayaydji a dévoilé son choix pour 2021. A savoir le président sortant Patrice Talon qui aurait d’ailleurs battu le président du parti par 80% des suffrages exprimés, recueillis après une élection à l’interne.
Certes les deux partis MOELE-Benin et UP sont de la même mouvance et pourraient soutenir le même candidat aux élections présidentielles. Mais dans leur mode de fonctionnement, quant au choix d’un candidat, on remarque une contradiction. L’un a d’ores et déjà jeté son dévolu sur un potentiel candidat qui ne s’est pas encore prononcé et l’autre entend présenter un candidat avec la certitude qu’il gagnera les élections. Les choix peuvent se porter sur le seul et même candidat au bout du suspens, mais pour l’instant les méthodes sont différentes.
Rappelons qu’à travers son intervention, la directrice de l’administration de l’UP a clarifié la position du parti à quelques mois de la présidentielle de 2021. Depuis quelques semaine, les appels incessants à l’endroit de l’actuel chef d’Etat, Patrice Talon sont devenus fréquents. En dehors d’un parti politique, le MOELE-BENIN qui l’a choisi, seuls quelques têtes couronnées, des mouvements et groupes hétéroclites de jeunes appellent à un second mandat du président sortant.