Présidentielle 2021 : l’article du nouveau code électoral que redoute la société civile
Toute élection présidentielle au Bénin, depuis l’évènement de la démocratie devient plus qu’un enjeu. Et cela se passe souvent à une période jugée sensible qui..
Toute élection présidentielle au Bénin, depuis l’évènement de la démocratie devient plus qu’un enjeu. Et cela se passe souvent à une période jugée sensible qui fait exhumer les senteurs de la précarité de la paix que la société civile veut à tout prix, sauvegarder.
Et, la présidentielle d’avril prochain n’échappera pas à la règle. La peur au ventre, la société civile souhaite tel un gardien du temple, que la paix et la cohésion nationales soient préservées au Bénin. Seulement, à l’aune du nouveau code électorale et de la révision de la constitution, ses vœux ont été contrariés par la volonté des députés réformateurs qui ont changé la donne.
Cependant, Elle continue d’en appeler à la retenue de la classe politique. C’est le cas de Social Watch qui était devant la presse ce jeudi 21 janvier 2021. Pour la présidente Blanche Sonon, les acteurs à tous les niveaux doivent faire un minimum de concession pour faire de cette élection, une « fête de la démocratie ». Mais, ce qui fait plus redouter est cet article du nouveau code électoral ; l’article 132 alinéa 9 du Code électoral du 15 novembre 2019, « nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires ».
Ainsi, les candidats à l’élection présidentielle d’avril 2021 devront bien se faire parrainer par au moins, 16 députés ou maires.
A dire vrai, le débat autour de l’élection du 11 avril prochain trouve son ferment dans le vote de cet article. Même le fichier électoral préoccupe moins. Alors, le verrou sera-t-il sauté comme l’exigent les opposants ? Un gros mystère.