Présidence de la FIF : trois prétendants pour un fauteuil très convoité

À quelques mois du scrutin prévu en août 2026, la course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) s’intensifie. Trois candidatures sont..

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À quelques mois du scrutin prévu en août 2026, la course à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF) s’intensifie. Trois candidatures sont déjà officialisées, tandis que d’autres noms circulent en coulisses. Entre continuité institutionnelle, réformes structurelles et repositionnement du championnat local, l’élection s’annonce disputée.

Le siège de la FIF, surnommé « La maison de verre » à Treichville, est redevenu le centre névralgique des tractations. Élu en avril 2022 à l’issue d’un scrutin serré à Yamoussoukro, Idriss Diallo brigue un nouveau mandat. Le président sortant met l’accent sur un bilan axé sur la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la gouvernance fédérale. Son discours repose sur la consolidation des acquis et la poursuite des réformes engagées pour renforcer la visibilité internationale du football ivoirien. Face à lui, Marc Zoro propose une alternative portée par les anciens joueurs. Président de l’Union des footballeurs professionnels de Côte d’Ivoire, il défend un projet orienté vers la professionnalisation du secteur. Ancien soutien de Didier Drogba lors de l’élection de 2022, il s’inscrit dans une logique de renouvellement, avec un accent particulier sur la formation des jeunes talents et la structuration des clubs. Troisième candidat déclaré, Souleymane Cissé, président du Racing Club d’Abidjan, développe un discours centré sur la compétitivité du championnat national. Il alerte sur l’exode des talents vers les ligues étrangères et plaide pour des compétitions locales plus attractives, mieux organisées et sécurisées. Son positionnement cible prioritairement les acteurs des clubs et les promoteurs du football domestique. En arrière-plan, le nom de Malick Toé, actuel vice-président du Comité exécutif de la FIF, alimente les spéculations. Aucune déclaration officielle n’a été faite à ce stade, mais son éventuelle candidature pourrait recomposer les équilibres internes au sein de l’instance. À l’approche d’août 2026, la bataille pour la présidence de la FIF s’annonce structurante pour l’avenir du football ivoirien. Entre stabilité revendiquée, volonté de réforme et refondation du championnat local, les électeurs devront arbitrer entre des visions distinctes dans un contexte où les attentes restent élevées, au lendemain des échéances internationales.

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