Lors d’un entretien avec Matin Libre, Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB), a dénoncé la précarité de l’emploi au Bénin, notamment dans le secteur privé, ainsi que l’absence de sanctions contre les employeurs fautifs.
Kassa Mampo décrit une situation où de nombreux employeurs ne respectent pas les lois en vigueur concernant la protection des travailleurs. « Le problème, c’est que les entreprises privées qui recrutent des travailleurs ne les déclarent pas à la sécurité sociale. Les lois l’exigent, mais il n’y a pas de suivi. L’État n’oblige pas les sociétés privées à déclarer leurs employés », a-t-il expliqué. Le syndicaliste déplore une législation qui favorise les employeurs au détriment des employés, les laissant dans une situation de grande vulnérabilité. Lire aussi: [ANaTT-Bénin: ultimatum pour retirer vos plaques d’immatriculation et cartes grises avant destruction))>https://www.linvestigateur.info/?ANaTT-Benin-ultimatum-pour-retirer-vos-plaques-d-immatriculation-et-cartes&var_mode=calcul] « Tout employeur peut licencier son employé à tout moment, même sans faute de la part de ce dernier ! Cela fait que la législation du travail est en faveur des patrons et ne protège pas l’employé. Beaucoup d’employeurs ne déclarent pas leurs travailleurs, mais l’État ne les sanctionne pas : c’est vraiment une catastrophe. La réglementation sur l’emploi ne protège pas suffisamment les gens », a-t-il ajouté. Kassa Mampo cite en exemple une société de construction de logements sociaux qui, depuis trois mois, n’a pas versé de salaires à ses employés, sans qu’aucune sanction gouvernementale ne soit prise. Face à cette situation alarmante, il appelle à une réaction ferme de l’État. « Ce qu’il faut, c’est une politique d’emploi solide, une politique gouvernementale qui protège les citoyens, les travailleurs, les jeunes ! C’est l’une des responsabilités de l’État », a-t-il conclu.















