Dans une publication ce mercredi 31 décembre 2025, le Centre national d’investigations numériques met en garde contre la recrudescence des plateformes promettant des gains rapides en ligne. Dernier cas en date, la plateforme CEA, qui s’est soudainement effondrée.
Le Centre national d’investigations numériques (CNIN) a lancé un nouvel avertissement à l’endroit des internautes, en particulier les jeunes, face à la multiplication des plateformes numériques promettant de l’argent facile. « Poppo Live, Qnet, Cameoshell, Petronpay, et maintenant CEA. En 2026, arrêtez de faire confiance aux plateformes promettant de l’argent facile », a rappelé l’institution qui a mis un accent particulier sur le cas de CEA dans sa publication du 31 décembre 2025. En effet, très populaire dans certains cercles au Bénin, la plateforme CEA ne donne plus signe de vie depuis plusieurs jours. L’arrêt brutal de ce système de rémunération, basé sur le visionnage de vidéos, suscite de vives inquiétudes parmi les utilisateurs, nombreux à craindre la perte de leurs investissements. Pour beaucoup, cette situation rappelle des schémas déjà observés par le passé dans le pays. Lancée il y a environ six mois, CEA se présentait comme une plateforme de publicité numérique offrant des revenus quotidiens en contrepartie du visionnage de contenus vidéo. L’adhésion au système nécessitait le versement d’une somme initiale, qualifiée de caution, avant l’intégration dans des paliers d’activités identifiés comme P1, P2 ou P3. Selon les promoteurs, chaque vidéo visionnée donnait droit à une rémunération fixe, avec la promesse de gains mensuels pouvant atteindre plusieurs milliers de francs CFA. Pour renforcer la confiance des internautes, les initiateurs de la plateforme affirmaient représenter la branche locale d’une agence américaine de communication fondée en 1911, la Campbell Ewald Agency. L’argument, appuyé par l’existence réelle de cette entreprise aux États-Unis, notamment à Détroit, Los Angeles et New York, avait contribué à rassurer de nombreux utilisateurs. Toutefois, aucune preuve n’établissait un lien réel entre cette agence américaine et les activités de CEA au Bénin. Selon nos informations, le fonctionnement réel de la plateforme s’apparenterait à un système pyramidal. Les fonds redistribués aux anciens membres provenaient essentiellement des mises de départ et des cotisations des nouveaux inscrits. Le parrainage permanent constituait également un pilier central du dispositif et conditionne la continuité des gains annoncés. Tant que les adhésions augmentaient, le système semblait rentable. Mais comme dans tout montage de ce type, le ralentissement des nouvelles inscriptions ou l’augmentation des demandes de retrait fragilise l’ensemble. La situation actuelle semble illustrer cet effondrement : disparition des animateurs, absence de communication officielle, comptes inaccessibles et incertitude totale sur le sort des fonds investis. Le cas de CEA vient ainsi s’ajouter à une longue liste de plateformes aux promesses alléchantes mais aux conséquences souvent lourdes pour les internautes. À travers son alerte, le CNIN appelle à une vigilance accrue et rappelle la nécessité de privilégier des opportunités économiques encadrées, transparentes et conformes à la loi.« Poppo Live, Qnet, Cameoshell, Petronpay et CEA » : le CNIN met en garde contre les mirages du gain facile
Dans une publication ce mercredi 31 décembre 2025, le Centre national d’investigations numériques met en garde contre la recrudescence des plateformes promettant des gains rapides..
Tags: MIS EN AVANT
Article précédent
Article suivant
Dernières publications

Rechercher dans les archives
Accès au fil des années au journalisme d’investigation et aux derniers reportages
Vous avez peut-être manqué













