La Police Républicaine est souvent vue de l’extérieur, comme une institution, mise en place pour agir contre l’intérêt de la population. Et pourtant, ce n’est toujours pas le cas. C’est du moins ce qu’a démontré récemment, le Commissaire major de police, Éric Yérima, lors d’une émission sur la radio nationale.
Selon le commissaire Eric Yérima, la Police républicaine n’est pas là que pour sanctionner. «Au niveau des missions qui nous sont dévolues, il y a ce que nous appelons la police administrative. Elle a pour vocation de prévenir les infractions avant qu’elles ne se commettent », a-t-il déclaré d’office. C’est à juste titre que l’institution organise des séances de sensibilisation visant à permettre aux populations de connaître leurs droits et devoirs, en ce qui concerne notamment les bons comportements à adopter en circulation afin de ne pas tomber sous le coup de la loi. «Nous ne pouvons pas laisser le désordre s’éterniser. Pour que force reste à la loi, nous sommes parfois contraints d’intervenir, même à notre corps défendant, afin de garantir une société de droit », a-t-il indiqué. Mais sans la collaboration des populations, le commissaire de police trouve que les efforts de la police seraient vains. « La sécurité n’est pas seulement l’affaire de la police républicaine, c’est l’affaire de tous. La co-production de la sécurité nécessite une collaboration fonctionnelle entre la police et les citoyens », a expliqué le porte-parole de la police républicaine. Cette sortie du commissaire major de police Eric Yérima, intervient dans un contexte où le voile est complètement déchiré entre l’institution et la population. Au Bénin, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer sur la toile, certaines exagérations des forces de l’ordre. Des dénonciations auxquelles le gouvernement a plusieurs fois réagi, annonçant des mesures fortes à l’encontre des fonctionnaires de police auteurs de «bavures».















