Au Bénin, la question de prise en charge des dialysés suscite des avis mitigés. Alors que l’opposition accuse le régime en place d’avoir abandonné, à leur triste sort, les malades souffrant d’insuffisance rénale, le gouvernement soutient le contraire, indique qu’il a plutôt pris des mesures pour voler à leur secours. C’est du moins ce qu’a fait savoir, samedi 26 juillet 2025, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une émission contradictoire avec Maître Renaud Agbodjo, du parti Les Démocrates.
Selon Wilfried Léandre Houngbédji, au Bénin, les dialysés ne sont pas livrés à eux-mêmes, comme le disent certaines voix discordantes. A l’en croire, les personnes qui souffrent d’insuffisance rénale font environ 400, et sont entièrement prises en charge par l’Etat. Ces personnes sont essentiellement ceux qui étaient déjà aux frais de l’Etat, donc enregistrées sous les régimes défunts des présidents Général Mathieu Kérékou et Boni Yayi, à l’époque où la prise en charge des dialysés a commencé. Dans son intervention, le porte-parole du gouvernement a soulevé les conditions, peu commodes, dans lesquelles ces personnes étaient auparavant soignées. On note l’existence d’« Un point particulier de prise en charge où il n’y avait pas tout ce qu’il fallait. Quelques privés seulement apportaient du confort », déplore Wilfried Houngbédji, sur ESAE TV. « Aujourd’hui, tout au moins, en dehors de Cotonou qui a été renforcé, nous avons fait Parakou, Porto-Novo, pour permettre déjà aux gens d’être pris en charge plus facilement. Nous avons renoncé à tout ce qui est taxe sur les intrants qui entrent dans la composition de ce qui leur est administré comme produits pour que les prix ne flambent pas », a fait savoir le Secrétaire Général adjoint du gouvernement. Mais au-delà de la question du bien-être des dialysés, le gouvernement porte un regard bienveillant envers les personnes souffrant des pathologies cardiaques. « Jusqu’en 2016, personne ne s’occupait de nos compatriotes qui avaient des problèmes au cœur. Aujourd’hui, tout en maintenant la cohorte de ceux qui étaient déjà à la charge de l’Etat comme dialysés, nous prenons aussi en charge ces personnes-là. Car, ils sont aussi des enfants du Bénin et ont le droit à la solidarité nationale », justifie le SGA. A cela, Wilfried Léandre Houngbédji n’occulte pas les mesures initiées par Patrice Talon et son gouvernement pour la prise en charge gratuite du paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans, la césarienne, etc. « Toutes ces mesures sont toujours d’actualité. Donc vous ne nous prendrez pas à ce jeu-là de dire qu’ils ne s’occupent pas des plus faibles », avertit le porte-parole. C’est dire que depuis 2016, l’Etat met plus de ressources à disposition pour le secteur de la santé.«On n’a pas arrêté la prise en charge des dialysés», Wilfried Houngbédji
Au Bénin, la question de prise en charge des dialysés suscite des avis mitigés. Alors que l’opposition accuse le régime en place d’avoir abandonné, à..
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