Le Nigeria a annoncé la découverte d’une province minérale polymétallique de classe mondiale dans l’État de Kaduna. Révélée par le ministre du Développement des ressources minérales solides, le Dr Dele Alake, cette découverte renferme notamment du platine, de l’or, du nickel, du cuivre, du lithium et des terres rares. Les autorités y voient une opportunité de renforcer la place du pays sur le marché des minéraux et d’accélérer son industrialisation.
Le potentiel minier du Nigeria vient de s’enrichir d’une nouvelle découverte. À l’ouverture du cinquième Sommet africain sur l’investissement dans les ressources naturelles et l’énergie (AFNIS 2026), organisé mercredi 24 juin à Abuja, le ministre du Développement des ressources minérales solides, le Dr Dele Alake, a annoncé la découverte d’une province minérale polymétallique de classe mondiale dans l’État de Kaduna, au centre du pays.
Selon le ministre, cette province minérale, dont l’existence a été authentifiée par l’Agence nigériane d’études géologiques, renferme d’importants gisements de métaux du groupe du platine, d’or, de nickel, de cuivre, de lithium ainsi que de terres rares. Ces minerais occupent une place centrale dans les industries des nouvelles technologies, de la transition énergétique, de la fabrication de batteries électriques et des équipements électroniques.
Le Dr Dele Alake a indiqué que cette découverte figure parmi les plus importantes enregistrées dans le secteur minier nigérian ces dernières années. Il a précisé que le gisement avait d’abord été identifié par une entreprise privée, avant d’être confirmé à la suite des travaux de l’Agence nigériane d’études géologiques.
3,3 millions de tonnes métriques de lithium
Cette annonce intervient quelques jours après une autre révélation concernant le potentiel minier du pays. La société Steron Mining and Company Limited a fait état de réserves estimées à 3,3 millions de tonnes métriques de lithium sur son site d’exploitation situé à Abuja.
Pour les autorités nigérianes, cette nouvelle province minérale représente un levier majeur pour attirer davantage d’investissements étrangers dans le secteur extractif. Le gouvernement entend surtout développer une chaîne de valeur locale en favorisant le raffinage, la transformation industrielle et la fabrication sur le territoire national, afin d’accroître les retombées économiques des ressources minières.
Le ministre a également souligné que cette orientation s’inscrit dans la vision du Groupe stratégique africain sur les minéraux (AMSG), qui encourage les États africains à transformer localement leurs ressources naturelles afin de soutenir l’industrialisation du continent, de créer des emplois et de renforcer la compétitivité des économies africaines.












