Au Nigeria, les autorités mettent en garde contre des manifestations publiques prévues pour le jeudi 1er août 2024. Le but des manifestations organisées par la société civile est la dénonciation de la mauvaise gouvernance et ses corollaires. Dans leurs messages respectifs, les autorités de différents pays invitent les populations à ne pas gagner les rues.
C’est une mise en garde formelle. Et ce n’est pas que les dirigeants du Nigeria qui en sont les auteurs. Même les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni, mettent en garde leurs ressortissants contre le caractère changeant que peut prendre ces manifestations pacifiques dont le principal motif, n’est rien d’autre que la mauvaise gouvernance de Bola Tinubu. Les organisateurs de ces manifestations contre la hausse du coût de la vie et la mauvaise gouvernance redoutent une intense répression. Les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni mettent en garde leurs ressortissants au Nigeria. Lire aussi: [Nigeria :Bola Tinubu prend une décision en faveur de Dangote)>https://www.linvestigateur.info/?Nigeria-Bola-Tinubu-prend-une-decision-en-faveur-de-Dangote&var_mode=calcul] Dans son message, le ministère des Affaires étrangères britannique déconseille tous déplacements dans au moins sept États du nord du Nigeria ainsi que dans les « zones riveraines » de la région du delta du Niger. L’ambassade des États-Unis au Nigeria, a elle demandé aux citoyens américains d’éviter « les foules » et « les manifestations ». Les autorités canadiennes ont émis un avis similaire évoquant « des manifestations pacifiques qui peuvent devenir violentes à tout moment ». Depuis l’arrivée du président Bola Tinubu au pouvoir, le Nigéria est secoué par une grave crise économique. L’augmentation des denrées alimentaires dépasse les 40% et la fin de la subvention des carburants décidée il y a un an par le président a provoqué une énorme inflation. Des ruptures d’approvisionnement en essence ont d’ailleurs été constatées dans plusieurs villes. Ainsi, des stations-services ont été assiégées ce week-end, notamment à Abuja. À noter qu’en juin, un mouvement d’humeur général avait été déclenché par les syndicats. Cela avait mis le pays au ralenti.















