Niger : la route du Burkina Faso devient un chemin de croix, les transporteurs s’inquiètent et haussent le ton

L’Union des travailleurs du transport et assimilés du Niger (UTTAN) a exprimé, le vendredi 1er novembre, son exaspération face à la recrudescence des attaques terroristes sur l’axe reliant le Burkina Faso au Niger. Depuis la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin, les transporteurs et les opérateurs économiques nigériens ont été contraints…

2 minutes

Temps de lecture

camion2.jpg

L’Union des travailleurs du transport et assimilés du Niger (UTTAN) a exprimé, le vendredi 1er novembre, son exaspération face à la recrudescence des attaques terroristes sur l’axe reliant le Burkina Faso au Niger.

Depuis la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin, les transporteurs et les opérateurs économiques nigériens ont été contraints de se tourner vers le port de Lomé, au Togo. Les marchandises sont désormais acheminées via le Burkina Faso pour desservir les différentes villes du Niger. Cependant, cet itinéraire expose les transporteurs à de graves problèmes de sécurité. Dans un communiqué publié le 1er novembre et consulté par l’AFP, l’UTTAN a dénoncé une attaque terroriste contre un convoi de transport nigérien survenue le jeudi 31 octobre. L’incident s’est produit à quelques kilomètres de Téra, en territoire burkinabé. Le syndicat déplore la perte de plusieurs de ses membres sur cet axe, victimes d’attaques terroristes de plus en plus fréquentes. Il souligne que le choix de traverser le Burkina Faso, « bien que risqué, avait été accepté comme alternative dans l’espoir que l’armée burkinabé stabiliserait rapidement la région. Malheureusement, après plus d’un an, cette voie s’est transformée en un véritable calvaire, un mouroir ». Lire aussi: [Burkina Faso : Ibrahim Traoré et Mahamadou Bonkoungou, la fin d’une relation stratégique ?))>https://www.linvestigateur.info/?Burkina-Faso-Ibrahim-Traore-et-Mahamadou-Bonkoungou-la-fin-d-une-relation&var_mode=calcul] En plus des attaques, les transporteurs qui survivent à ces assauts subissent des « tracasseries incessantes, des humiliations quotidiennes, des rackets et d’importantes pertes de temps ». L’Union des travailleurs du transport et assimilés du Niger appelle donc les autorités nigériennes à « prendre des mesures immédiates et rigoureuses » pour faire face à cette situation « insupportable ». Il est important de préciser que les autorités nigériennes refusent pour l’instant d’ouvrir la frontière avec le Bénin, invoquant des préoccupations sécuritaires. Les autorités nigériennes avaient notamment accusé le gouvernement béninois de tolérer la présence de bases militaires françaises où s’entraîneraient des groupes jihadistes. Les discussions entre les deux pays n’ont pas encore permis de rouvrir la frontière.

 

À propos de l'auteur