Une crue survenue ce mercredi 26 août 2026, à la frontière entre le Népal et la Chine, a fait au moins 270 morts et plus de 1.300 disparus, selon un dernier bilan publié par les autorités locales, jeudi 27 août 2026.
Le drame a été provoqué par l’effondrement d’un glacier. D’une grande violence, il a généré un mur d’eau et de boue qui a submergé des habitations, des routes et des parkings, causant un séisme de magnitude 5,2 et de nombreux glissements de terrain.
Le bureau du tourisme népalais recense 517 ressortissants étrangers portés disparus. Parmi eux figurent 4 Français, 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens. Le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué la veille que 80 Français s’étaient signalés au Népal au moment de la catastrophe.
Jusqu’à la date du mercredi, le nombre de personnes décédées était de 177 à Népal. Trois autres décès ont été signalés dans le territoire chinois voisin du Tibet. Mais ce bilan a été réévalué à 270 morts, jeudi.
Selon les informations, la région touchée, au cœur de l’Himalaya, est très fréquentée par les randonneurs et alpinistes. L’agence Himalayan Glacier reste sans nouvelles d’un groupe de 47 personnes.
A la suite du drame, le premier ministre népalais, Balendra Shah, s’est rendu sur les zones sinistrées. Il a indiqué que le travail d’évaluation des dommages humains et matériels causé par les inondations se poursuit, et a appelé à des dons pour soutenir les secours. Pendant ce temps, l’armée annonce avoir évacué 105 personnes par hélicoptère et acheminé du matériel médical et une aide d’urgence.
Peu après la catastrophe, le président chinois, Xi Jinping, avait déclaré que « La priorité absolue est la mobilisation de tous les moyens pour rechercher et secourir les personnes disparues, évacuer et reloger les habitants en danger, soigner rapidement les blessés et réduire au maximum le nombre de victimes ».
Alors que les crues ont baissé, à Népal et au Tibet, les autorités craignent encore le pire. Un rapport du gouvernement népalais publié ce jour, met en garde contre la formation d’un lac après l’avalanche. Il n’est pas totalement vidé et le risque d’une deuxième coulée n’est pas écarté.
Au Népal et au Tibet, les inondations et glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson, de juin à septembre. En juillet 2025, 17 personnes avaient disparu après un glissement de terrain près de Gyirong, en Chine. Les scientifiques relient l’intensification de ces phénomènes au changement climatique.











