Mutinerie avortée au Bénin : Interpol aux trousses du cerveau présumé, le lieutenant-colonel Pascal Tigri ?

Peu à peu, l’étau se resserre autour du cerveau présumé du coup d’Etat manqué contre le Bénin, dimanche 7 décembre 2025. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri comme c’est de lui qu’il s’agit, sera sans doute appréhendé depuis son pays de refuge, certainement dans les jours à venir. Même si les relations entre le pays de refuge…

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Peu à peu, l’étau se resserre autour du cerveau présumé du coup d’Etat manqué contre le Bénin, dimanche 7 décembre 2025. Le lieutenant-colonel Pascal Tigri comme c’est de lui qu’il s’agit, sera sans doute appréhendé depuis son pays de refuge, certainement dans les jours à venir.

Même si les relations entre le pays de refuge (Togo) du lieutenant-colonel Pascal Tigri et le Bénin ne sont pas si chaleureuses, en respect des accords internationaux, l’auteur et cerveau présumé du coup d’Etat déjoué le dimanche dernier, sera traqué pour répondre devant la justice. « Quel que soit le lieu où ils se trouvent (NDLR Pascal Tigri et ses hommes), nous allons mener des démarches sous-régionales pour demander à ce qu’on nous le (s) livre », a déclaré hier, en conférence de presse, le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji. Or, selon le confrère JA, cet officier des Forces armées béninoises (FAB) recherché, depuis ce 7 décembre, serait localisé au Togo. Précisément au quartier 2, à en croire la source qui confie que les autorités judiciaires du Bénin s’apprêteraient à lancer contre lui, une notice rouge, auprès d’Interpol. Pour en fin de compte demander officiellement son extradition. En réalité « une notice rouge d’Interpol est une alerte mondiale demandant aux services de police de localiser et d’arrêter provisoirement une personne recherchée pour des poursuites criminelles ou pour purger une peine, en vue d’une éventuelle extradition. Ce n’est pas un mandat d’arrêt international, mais une demande d’aide entre pays membres pour traquer des fugitifs à l’échelle planétaire. » A la tête d’un groupuscule de soldats dimanche dernier, le lieutenant-colonel Pascal Tigri a lancé l’assaut contre les symboles de la République. Non seulement, ils ont attaqué le domicile privé du Chef de l’Etat, pire, ils ont enlevé deux hauts gradés que sont le Général Abou Issa, chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel Faïzou Gomina patron de la garde nationale sans oublier qu’au terme des échanges de tirs, ils ont attenté à la vie de l’épouse du général Bertin Bada chef de cabinet militaire du président de la République. Tout en déroulant leur plan savamment orchestré ce dimanche, le groupe d’officiers s’est rendu à la télévision nationale pour faire diffuser un message préenregistré, annonçant la destitution de Patrice Talon et la fin des institutions de la République. Il est vrai que le cerveau présumé et ses camarades mutins ont cru avoir réussi leur coup mais ils seront confondus par l’armée loyaliste appuyée par le Nigeria et la France selon les informations. Désarçonnés par l’assaut des loyalistes, ils ont pris la fuite et trois jours après le putsch raté, Pascal Tigri a été annoncé dans un pays voisin, le Togo en l’occurrence.

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