Au Mali, le convoi du ministre de l’Assainissement a été attaqué par de présumés terroristes sur l’axe stratégique reliant Kati à Soribougou, aux portes de la capitale. Deux morts y ont été enregistrés ainsi qu’une dizaine de blessés.
Au moins deux personnes et une dizaine de blessés ont été enregistrés dans cette attaque qui a ciblé le convoi du ministre. Il faut dire qu’elle a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), qui a visé l’armée malienne avec un engin explosif dans la même zone. Quelques semaines avant cette attaque, il y a celle qui a visé le convoi du ministre de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, près de Niéna. C’est la preuve que les terroristes ont changé de stratégie. Car, l’intensification de la menace terroriste, vise désormais les autorités et se rapproche dangereusement de Bamako. Depuis le début du conflit en 2012, la capitale malienne a subi plusieurs attaques terroristes. Notamment contre la gendarmerie de Faladiè et l’aéroport international Modibo Keïta en septembre 2024, sans oublier les attentats du restaurant-bar La Terrasse en 2015 et de l’hôtel Radisson Blu en 2015. En juillet 2022, l’attaque de la ville militaire de Kati a été une de plus qui dénote de la poussée des visées terroristes. Même les installations militaires les mieux protégées ne sont plus à l’abri. Preuve que les forces armées maliennes (FAMa) doivent redoubler d’intensité pour contrer les menaces.















