Au Mali, le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté, le jeudi 31 octobre 2024, une loi visant à pénaliser l’homosexualité. Le texte, voté à une large majorité par les membres du Conseil, prévoit des sanctions à l’encontre de toute personne pratiquant l’homosexualité, en faisant la promotion ou l’apologie.
Cette décision marque le début d’une répression stricte contre l’homosexualité au Mali, annoncée de longue date par les autorités militaires au pouvoir. Le CNT, qui assure les fonctions législatives, a approuvé les projets de code pénal et de code de procédure pénale. Le texte a été adopté par 132 voix pour et une contre, comme l’a précisé l’organe législatif sur sa page Facebook. En attendant la promulgation de cette loi par la junte au pouvoir, le ministre de la Justice, Mamadou Kassogué, a exprimé sa détermination quant à l’application de ces nouvelles dispositions. Lire aussi: [Justice: une enseignante risque 15 ans de prison à cause d’une partie de jambes en l’air avec son élève mineur ))>https://www.linvestigateur.info/?Justice-une-enseignante-risque-15-ans-de-prison-a-cause-d-une-partie-de-jambes&var_mode=calcul] « Il existe désormais des dispositions dans nos lois qui interdisent l’homosexualité au Mali. Toute personne s’adonnant à cette pratique, en faisant sa promotion ou son apologie, sera poursuivie », a déclaré Mamadou Kassogué. Il a ajouté : « Nous n’accepterons pas que nos coutumes et nos valeurs soient violées par des influences venues d’ailleurs. Ce texte sera appliqué, inch’Allah », selon des propos rapportés par l’AFP. Cette annonce place le Mali en passe de devenir le deuxième pays du Sahel, après le Burkina Faso, à adopter des mesures répressives à l’encontre des personnes LGBT.















