Libération de Mohamed Bazoum : une pétition adressée à l’ONU, l’UA, la Cédéao et la Commission européenne

Plus de deux ans après le coup d’État militaire de juillet 2023, le sort de l’ancien président nigérien, Mohamed Bazoum inquiète des acteurs sur le..

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Plus de deux ans après le coup d’État militaire de juillet 2023, le sort de l’ancien président nigérien, Mohamed Bazoum inquiète des acteurs sur le plan international. Des personnalités politiques et des défenseurs des droits humains appellent les grandes institutions internationales à œuvrer pour sa libération.

Près de deux ans et demi après sa chute, Mohamed Bazoum demeure toujours confiné à la résidence présidentielle de Niamey, sous surveillance militaire. L’ancien chef de l’État, et son épouse, n’ont jamais été présentés devant une juridiction ni formellement inculpés, selon plusieurs acteurs engagés dans la défense des droits humains. Cette situation continue de susciter de vives réactions en dehors des frontières du Niger. Dans une lettre rendue publique cette semaine, un groupe de figures politiques, d’anciens responsables et de militants des droits humains, exhorte la communauté internationale à agir pour la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum et son épouse. Les signataires estiment que la privation de liberté de l’ex-président ne repose sur aucun cadre légal identifiable. Ils dénoncent l’absence de procédure judiciaire claire, ainsi que le non-respect des engagements internationaux du Niger en matière de droits humains. Pour appuyer leur démarche, ils rappellent que deux décisions importantes ont déjà été rendues en faveur de Mohamed Bazoum. En décembre 2023, la Cour de justice de la CEDEAO avait ordonné sa libération immédiate. Une décision confirmée en février 2025 par le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui a conclu au caractère illégal de sa détention. Malgré ces avis, la situation reste inchangée. Les auteurs de la lettre demandent donc que ces décisions soient respectées par les autorités militaires au pouvoir au Niger. Ils plaident pour une action concertée des organisations internationales concernées, allant de pressions diplomatiques renforcées à l’adoption éventuelle de sanctions ciblées contre les responsables impliqués. L’appel s’adresse notamment au Secrétaire général des Nations unies, à l’Union africaine, à la CEDEAO et à la Commission européenne. Les signataires estiment que ces institutions ont la responsabilité de ne pas accorder de légitimité aux autorités de transition tant que l’ancien président restera privé de sa liberté. Au-delà du cas personnel de Mohamed Bazoum, les auteurs présentent leur initiative comme un combat pour le respect de l’État de droit et des principes fondamentaux de gouvernance. Ils demandent également qu’un accès humanitaire et médical indépendant soit autorisé afin de s’assurer des conditions de détention du couple présidentiel.

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