Ce vendredi 23 juillet 2021, les avocats de Réckya Madougou ont saisi le Groupe de Travail de l’ONU sur les conditions de détention de leur cliente. Une lettre écrite avec beaucoup de tact avec des pièces à conviction exploitée dans l’optique d’obtenir les résultats escomptés.
Selon les informations de l’Investigateur, dans le document confidentiel envoyé au Groupe de Travail de l’ONU, l’interview accordée par l’ancien juge de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Essowé Batamoussi a été exploitée. Ce juge qui a démissionné à quelques jours de l’élection présidentielle, s’était confié à RFI en ces termes: » Le juge que je suis n’est pas indépendant. Toutes les décisions que nous avons été amenés à prendre l’ont été sous pression. Je citerai la dernière, celle qui a vu le placement de Réckya Madougou, en détention donc. Dans ce dossier nous avons été sollicités par la chancelleries car le dossier ne comportait aucun élément qui pouvait nous décider à la mettre en détention. Ce n’était pas la première fois. Il y a eu pas mal de dossiers où nous avons reçu des instructions de la chancellerie », a-t-il révélé.| Lire aussi: Conseil des ministres: les grandes décisions de ce mercredi 28 juillet 21 |
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