Sous la gouvernance du président Patrice Talon, le secteur de l’éducation bénéficie d’une attention particulière. En 2024, le sous-secteur de l’Enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle a ainsi reçu un investissement de près de 200 milliards de francs CFA. C’est ce qu’a révélé Yves Kouaro Chabi lors d’une émission de reddition de comptes diffusée le jeudi 24 octobre 2024.
Le ministre Yves Kouaro Chabi a salué les avancées du Bénin dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle, qu’il dirige. D’après son intervention, de nombreux changements ont été réalisés depuis 2016 dans l’enseignement secondaire au Bénin. Le ministre a d’abord souligné l’amélioration du « temps scolaire », souvent perturbé par des grèves. Aujourd’hui, « il n’y a plus de grèves intempestives. Les apprenants et enseignants travaillent avec engagement et sérénité », a déclaré Yves Kouaro Chabi. Il a ensuite noté un regain de confiance dans l’école publique. « Par le passé, les parents préféraient envoyer leurs enfants dans le privé. La confiance est revenue, et aujourd’hui, les parents n’hésitent plus à inscrire leurs enfants dans le public », a-t-il précisé. Lire aussi: [Bénin: une mise au point du ministre Kouaro sur le reversement des AME dans la fonction publique))>https://www.linvestigateur.info/?Benin-une-mise-au-point-du-ministre-Kouaro-sur-le-reversement-des-AME-dans-la&var_mode=calcul] Ce retour de confiance a entraîné une augmentation de la demande en infrastructures dans les écoles publiques. « Avant 2016, le pays comptait environ 16 000 infrastructures scolaires. Depuis, nous en avons ajouté plus de 1 000, et nous comptons en construire davantage pour renforcer le dispositif d’infrastructures scolaires », a-t-il ajouté. « Le numérique, un outil pour une gestion efficace » Un autre indicateur de progrès sous le régime de la rupture est l’implémentation du numérique dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire technique et de la formation professionnelle. « Nous utilisons le numérique pour une gestion efficace », a expliqué le ministre lors de sa présentation des résultats. Désormais, les enseignants peuvent accéder à leurs documents de carrière de n’importe où dans le pays, ce qui n’était pas possible auparavant. Enseignants vacataires : « Aujourd’hui, c’est révolu » « Par le passé, les établissements devaient faire appel à des enseignants vacataires sans réelle supervision. Cela permettait l’embauche de personnes non qualifiées, souvent par favoritisme. Certaines classes d’examen n’avaient même pas de professeurs. Aujourd’hui, cette situation est résolue. » Le ministre a précisé que le système de vacation a été remplacé par le système de l’aspiranat, qui améliore à la fois la gestion des effectifs et la qualité de l’enseignement. Les aspirants sont sélectionnés via une base de données et répondent à des critères précis après un processus de sélection. En 2024, le sous-secteur a ainsi absorbé un montant total de 199 milliards 120 millions 328 mille francs CFA, contre 61 milliards 603 millions 804 mille en 2016, soit une hausse de 223,23 %.















