Les Etats-Unis annoncent des sanctions contre Joseph Kabila pour son soutien présumé au M23

Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, accusé d’avoir soutenu financièrement la rébellion de l’AFC/M23. Le département du Trésor américain,..

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Les États-Unis ont annoncé des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, accusé d’avoir soutenu financièrement la rébellion de l’AFC/M23.

Le département du Trésor américain, à travers son Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), a annoncé jeudi des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Selon les autorités américaines, l’ancien dirigeant soutient financièrement les rebelles de l’AFC/M23 et aurait également encouragé des défections au sein des forces armées congolaises. Les mesures prises incluent le gel de ses avoirs aux États-Unis ainsi qu’une interdiction stricte pour toute personne ou entité américaine d’entretenir des relations économiques avec lui. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que ces sanctions traduisent la volonté de l’administration de Donald Trump de promouvoir la paix en RDC et de tenir responsables ceux qui contribuent à l’instabilité. Au cœur de cette crise, le mouvement rebelle M23 continue de peser sur l’équilibre régional. Le groupe, accusé par l’ONU et plusieurs pays occidentaux d’être soutenu par le Rwanda, contrôle des zones stratégiques dans l’est de la RDC, notamment les villes de Goma et Bukavu, tombées début 2025. Malgré la signature, le 4 décembre à Washington, d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, les affrontements se poursuivent sur le terrain. Le Trésor américain a réaffirmé sa détermination à mobiliser tous les moyens nécessaires pour garantir le respect de cet accord. Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, vit en Afrique du Sud depuis 2023. Réapparu publiquement début 2025 dans l’est du pays, il avait exprimé son intention de participer à la résolution de la crise. Déjà condamné par contumace à la peine de mort par un tribunal militaire congolais pour trahison et crimes de guerre, Joseph Kabila se retrouve désormais sous pression internationale accrue, alors que les efforts pour stabiliser l’est de la RDC peinent toujours à produire des résultats durables.

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